Man Hunt

Quand l'homme chasse l'homme...Votre instinct est votre seul salut!!
 
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 Chasse à l'homme (pv Taylor)

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Cannibale Perverse et Sadique


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MessageSujet: Chasse à l'homme (pv Taylor)   Ven 16 Juil - 20:55

Chasse à l'homme
17h




Le soleil était brûlant comme souvent.. Une jeune fille marchait au milieu de deux autres hommes, ils semblaient tout trois normal en apparence mais on devinait assez vite leurs vraies natures.. Des cannibales... Sous la chaleur le petit groupe marchait tranquillement prenant la direction de Downtown pour des recherches d'armements et des munitions, la jeune demoiselle allait essayer au passage de trouver des vêtements en meilleure état que les siens. Ce n'était pas les armes ce qui manquait pour l'instant, mais c'était par simple précaution..

Sa silhouette fine et svelte se distinguait assez bien de ses deux collègues plutôt costauds. Ses long cheveux bruns détachés descendait en bas de son dos, son petit haut troués et légèrement déchirée à des endroits ainsi qu'un mini jean assez usée lui aussi. Il ne faut pas croire non plus que la jeune fille sortait sans arme se serait faux et surtout très suicidaire, elle portait deux jolis flingues à sa ceinture ainsi qu'un poignard accroché à sa cuisse. Tout en portant une gourde en bandoulière, qui pour l'instant en tout cas était rempli d'eau mais pour combien de temps ? Ce n'était pas rare qu'elle se retrouvait vite à court d'eau et qu'elle devait rentrer au campement si elle ne voulait se retrouver complètement déshydrater.
La miss commençait à marcher entre les décombres, essayant de chercher ce qu'elle convoitait tout en écoutant les deux autres qui était en pleine conversation, souriant à certains moments de leurs conneries mais préférait rester dans son coin, ne pas trop attirer l'attention sur elle. Ces derniers temps la jeune cannibale avait soif de sang, plus qu'habituellement, elle sentait son estomac gronder, bien qu'elle n'avait pas spécialement faim pour l'instant. Ce qui était normale en même temps, elle avait bien mangé la veille se régalant d'un homme, ça faisait toujours du bien de se remplir le ventre sur tout en ce moment. Elle espérait peut-être au fond d'elle trouver un nomade pour le simple plaisir de le torturer, le voir souffrir, agoniser et supplier avant qu'elle ne le mange en prenant bien évidement son temps. La miss se sentait presque intouchable, protégé par sa horde, bien qu'elle avait de très nombreux ennemis dès qu'elle quittait son campement, elle n'était d'ailleurs jamais vraiment à l'abri même au sein de son groupe. Gardant toujours ces objectifs en tête, la belle continuait ses recherches qui restaient pour le moment sans succès. La jeune fille avait l'habitude de passer du temps dans ces recherches ou en tout cas autant qu'elle le pouvait, mais aujourd'hui elle avait n'avait pas envie trop de soucis accumulé dernièrement qui commençait à peser et elle n'était pas d'humeur à perdre du temps inutilement ou alors que quelqu'un vienne lui faire perdre son temps qui lui semblait si précieux. Surtout dans un univers comme celui-là, où la mort semble toujours nous guetter, chaque jours se sentiment se fortifiant, jusqu'à ce que ça finisse réellement par arriver..

Une heure était passé et le petit groupe de trois avançait toujours un peu plus loin sur le terrain. La miss s'assit sur une des pierres brulantes et bu une petite gorgée d'eau tout en surveillant ces deux autres collègues du coup de l'œil. Après tout, c'était une femme et eux des hommes... Dans ce monde sans conscience pas grand chose ne comptait pas vraiment et elle pourrait facilement se faire violer par ces deux cannibales si elle ne surveillait pas quand même de temps en temps ces arrières. La confiance n'était pas une de ces vertus surtout quand elle était elle-même le fruit d'un viol.

Jetant un regard autour d'elle, elle était presque découragé par tout cela, il n'y avait rien, pas même un petit nomade à se mettre sous la dent, s'imaginant déjà en train de dévorer ces organes vitaux par pur sadisme. Il lui arrivait des fois de se dire qu'elle était ainsi parce qu'elle avait du avoir un père aussi barge qu'elle, mais le temps n'était pas à la songerie. Elle se releva rapidement et trouva non sans joie un pantalon, style jean, assez sale et déchiré à pas mal d'endroits mais cela ferait l'affaire pour la miss qui avait déjà pleins de projets en tête. La cannibale l'envoya à son collègue pour qu'il le mette dans le sac. Première trouvaille en une heure, pour elle c'était déjà super et avait retrouvé son sourire. Enfin ce n'était bien sûr qu'une façon de parler. Elle n'avait pas envie de sourire pour l'instant, elle n'aimait pas les messes basses que se disaient les deux hommes. Elle sentait déjà son cœur battre de plus en plus fort, elle ne disait rien, restant dans son coin.

Ils avaient peut-être du faire trop de bruit, ou ils s'étaient fait repérer car la miss entendit un bruit de coup de feu retentir, et l'homme sur sa gauche venait déjà de s'écraser par terre. Son premier réflexe et certainement le plus normal la fit se planquer derrière une montagne de cailloux, elle ne connaissait pas beaucoup le terrain, mais il était pleins de cachettes et c'était déjà un bon début. Prenant un de ces flingues à sa ceinture, elle le chargea aussitôt tout en jetant un regard à ces mains qui tremblaient légèrement... Elle avait été surprise et ne s'était pas attendu à être attaqué ainsi, elle ne savait même pas contre qui elle se battait.. Des nomades ? Des réfugiés qui défendraient leurs petits terrains ? Ou ces êtres faibles qui s'étaient planqués sous terres pendant que les autres mouraient petit à petit à la surface ? Elle n'en savait rien, ni même le nombre qu'il était en face.. Ce n'était pas vraiment la mort en elle-même qui l'effrayait tant que ça, mais l'inconnu, ne pas savoir ce qui allait se passer, tout était toujours plus compliqué quand on était une femme. La miss respira doucement pour rester calme, elle n'avait pas envie de finir à son tour en brochette, c'était ou elle ou eux. Le choix était donc fait pour la cannibale qui allait donc rentrer dans le jeu de son ou ces agresseurs, elle voulait passer du statue de proie à prédateur, elle préférait et allait tout faire pour les tuer. Dans des moments comme ça, il était plutôt rare que Jade soit solidaire, elle tenait à sa vie et cela passait avant celle des autres. Elle ne savait pas où c'était planqué son collègue, s'il était lui aussi encore en vie. Si elle le recroise et qu'il a besoin d'aide, il est logique qu'elle l'aidera mais pas si cela met beaucoup trop sa vie en danger. Orgueilleuse c'est vrai, mais qui ne le ferait pas ?
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MessageSujet: Re: Chasse à l'homme (pv Taylor)   Sam 17 Juil - 14:38

Ambiance

Mes mains souillées par la rouille et la graisse je tente de sortir cette foutue batterie de son logement. La sueur perle sur le front de Megan, m'aidant en forçant comme une damnée sur une pince-monseigneur qui ne coupe plus depuis des lustres. Chacun son tour, ma vieille. Je sens le bloc venir, Seigneur, faites qu'il me pète pas dans les mains... Ça y est, la batterie tombe contre mon torse, libre de ses entraves séculaires. Bien sûr elles ne marchent pas super, mais avec mes bouquins et la ferraille de Megan, on a pu construire un bidule pour les recharger un peu. Enfin celles qui marchent. Elle, c'est une nomade, comme moi. A zoner dans les coins ou se concentrent les miettes du Monde, on se tombe dessus et des fois on se trucide pas.

A vrai dire, Megan est faite de métal. Ses yeux, se peau, même la moitié de ses vêtements, que de l'acier, du cuivre et du plomb. C'est une battante, comme on dit, elle a vécu pas mal de galères ; il y a quelque chose dans ses yeux qui a l'air d'avoir réchappé au dernier cercle des Enfers. Elle m'intrigue, pourtant elle ne m'attire pas. Elle me fait un peu peur, je pense. Trop mécanique pour mourir, pas assez humaine pour vivre. Elle a beau tirer comme un pied, à main nues elle m'a déjà collé une raclée. Je l'avais mérité, je lui ai tiré dessus en pensant avoir affaire avec un charognard. Elle a cru la même chose en fait. On était tout les deux tellement dans la merde qu'après avoir essayé de se faire la peau, on s'est tombés dans les bras. Enfin... Cette surréaliste conjecture appartient au passé. Maintenant il est question de désosser encore quelques bagnoles avant la nuit et rentrer. Manger. Fumer un cigare que Meg' m'a filé. Discuter. Bricoler un peu, juste pour abandonner. Dormir.

Pour l'instant, les rues sont calmes... Leur jungle, ce dédale de carcasses rouillées, accidentées, éventrées, s'étend en silence sous le soleil déclinant. Il faudrait utiliser ces antiques monstres d'acier pour s'y déplacer en toute liberté. Peut-être en avez vous déjà vu, ces grosses boîtes caparaçonnées et hérissées d'armes lourdes que les vieux appelaient chars. J'aimerais bien essayer d'en ressusciter un, un jour, si je le peux.

Megan me tire de ma rêverie pour me désigner une épave au capot fermé, encastrée par une autre il y a des siècles dans la façade d'une échoppe vide. Mais alors que je m'approche, la massive pince à la main, un mouvement dans mon champ de vision me tétanise. Sans un mot, je plaque Meg' au sol. Mon flingue est déjà hors de son holster.


- Des mange-macchabées ? Lui chuchoté-je à l'oreille.

Les yeux noisettes de la vagabonde épient brièvement notre ou nos visiteurs alors que le chargeur de mon fusil claque. J'observe ma comparse, va-t-elle tenir ? Je la sens molle ces derniers jours, elle ne veut rien dire bien entendu. Je doute d'elle mais je sais que ce doute peut me coûter la vie. Aussi surement que l'absence de doute, après tout. Saloperie, je sais faire face à ça... Mais le regard de la femme est déterminé, la gueule de son Uzi est déjà parée à distribuer la mort.


- Couvre-moi... Ils sont trois, ça va être facile.
- T'es frappée ou quoi ?
L'interromps-je en retenant son épaule d'une main ferme. Je sais qu'elle n'hésitera pas à faire les choses seule... Fichue tête brûlée. Tu veux te faire tuer avant d'avoir mit le nez dehors ?

Elle regarde le sol. Au moins son instinct de survie est pas hors service. Valeur sûre l'instinct de survie. J'observe les environs. L'immeuble qui nous procure une ombre salvatrice semble en pas trop mauvais état. Machinalement, mes doigts enroulent mon chapelet autour du canon de mon sniper. Un nid d'aigle, deux étages, une entrée visible. Cogite, Taylor, cogite... Je risque de me faire massacrer si je me planque là-haut, sans retraite possible. A moins que...

- Qu'est-ce qu'ils foutent ? Ils s'approchent ?
- Non, ils sont en train de fouiner je crois,
me répond-t-elle. Au coin de la rue. Y'en a un qui fait le guet, les deux autres doivent être à l'intérieur ou à couvert.

Je rampe silencieusement sous le bloc moteur de la voiture. La batterie est toujours là...

- Passe-moi mon sac. Tu as toujours la bouteille de soude pour les brûlures à l'acide ?
- Taylor, putain, tu branles quoi ?


Dans mon sac, il y a toujours des livres. Aujourd'hui, un recueil de comptines pour enfant et un manuel scolaire de littérature. Le choix est vite fait, je commence à arracher les pages du bouquin pour gosses. Megan me glisse la bouteille de soude. Par chance ce moteur a beau être foutu il est presque complet... Je fourre la bouteille de soude contre la pile électrique, bourrant ensuite chaque espace avec le papier. Oh ouais. Touche finale, j'empoigne le cran d'arrêt glissé dans ma chaussette et coupe l'arrivée d'essence... Il ne reste pas grand chose, mais c'est assez pour faire une sale surprise à nos amis. Le pétrole raffiné se répand sous le véhicule dont je m'éloigne vivement après avoir rapidement humidifié la paperasse de liquide explosif.

- Bon, Meg', commencé-je, débitant les mots à une allure impressionnante, tu vas exactement suivre mes instructions. Tu te planques ici jusqu'à ce que j'ouvre le bal depuis là-haut. Quand je tire, tu files à couvert au carrefour derrière nous, de l'autre côté de la rue. Je pose ma main sur sa joue. Ma belle, si je t'ai pas sur ce coup-là, j'y reste, O.K. ? En prenant un caillou, je marque une petite croix sur la carrosserie ruinée. Ils vont venir me dénicher... Quand ils seront près de la bagnole, tu arroses juste là. Ensuite tu te replies dans la 47ième et tu te planques à la vieille église. La rue est perpendiculaire, s'ils te suivent, je pourrais me les faire. Tu y arriveras ?
- Ouais, mais c'est pas un peu suicidaire ton plan ?


Nous nous fixons. Nos bouches sont sèches, nos visages graves. Je lui souris, dominant ma peur du mieux que je le peux. Pas question de se faire tuer ce soir, je veux mon cigare en rentrant. Ma bouche se fait rictus, toutes mes dents sont des lames de rasoir prêtes à bondir sur leur proie.

- Ils ne sont que trois, ça va être facile.

Je bondis silencieusement au dessus du muret et m'engouffre vers les escaliers. A plus...

En position, j'épaule mon fidèle Barrett et scrute nos ennemis par la lunette. J'en vois deux, deux hommes avec des fusils d'assaut aux épaulières de cuir arborant le sinistre emblème de Caïn. Pas de doute, pas de remords... Foutue guerre civile, foutu champ de bataille sans fin. Un regard furtif vers mon acolyte, elle est prête à partir. J'espère que ça va marcher. Je prie pour que ça marche... Les douze kilos de fonte pèsent sur mon bras, toute trace de salive a disparu de ma bouche, la sueur rend mon bandana noir collant. Je prend le temps de viser correctement, la croix du réticule se pose avec finesse au milieu du dos du guetteur. Cent-cinquante mètres à vu de nez. Je me concentre sur l'oscillation lente de l'image provoquée par ma respiration. J'attends. Je retiens mon souffle.

J'appuie sur la gâchette.
Crève, ordure.

Le recul énorme du fusil bouscule mon épaule, l'onde de choc traverse mes tripes, l'éclair est aveuglant. Alors que la douille s'envole, la balle au noyau d'uranium siffle en parcourant sa trajectoire mortelle.

Une fraction de seconde plus tard, dans un chuintement de chair vaporisées, l'homme tombe à moitié face contre terre. A moitié, car le projectile de mon obusier l'a pratiquement coupé en deux, ses jambes tombant mollement comme celles d'un pantin désarticulé. En quelques secondes, il se vide de son sang, la flaque carmine luit au soleil. Il n'avait aucune chance.


Remember.

Allez, les enfants, approchez... Tonton Taylor a des cacahuètes pour vous.

So far is the holy light.
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Cannibale Perverse et Sadique


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MessageSujet: Re: Chasse à l'homme (pv Taylor)   Sam 17 Juil - 20:40

Marchant sans aucun bruit la jeune fille ne cessait d'être aux aguets dès le moindre petit bruit, prête à tirer, prête à tuer pour se défendre. De savoir un de ces collègues mort ne la touchait pas, c'était ainsi, même si elle l'avait vu s'écrouler au sol, elle n'était pas choquée, c'était son quotidien depuis sa naissance. Plus rien ne choquait l'esprit de la jeune adolescente, elle était même plutôt contente qu'il soit mort, ça aurait pu être elle qui se serait prit la balle, donc naturellement, elle préférait que ce soit tombé sur lui. Longeant sans bruit les ruines, restant planqué, elle avançait, cherchant une bonne planque, un endroit où elle puisse avoir un visuel sur ces agresseurs et les tuer sans préavis, sans rien dire, de la même manière qu'il l'avait fait. Ils n'étaient plus que deux à présent, même si elle ne savait pas où se trouvait son partenaire, elle sentait qu'il était toujours là lui aussi. Il avait certainement beaucoup plus d'expérience que la miss mais elle savait aussi très bien se débrouiller toute seule. Même si elle avait encore beaucoup à apprendre c'est vrai...
Jade jeta un regard aux environs, essayant de voir où ils pouvaient bien se planquer. Elle n'avait pas envie de mourir maintenant, elle était trop jeune pour mourir.. Elle voulait seulement juste en finir avec eux et rentrer en pleine forme.. Elle n'avait pas envie de traîner ici la nuit, elle ne connaissait certainement pas aussi bien le terrain que ces attaquants, il fallait qu'elle se débrouille pour en finir avant la nuit tombé.
La cannibale trouva enfin une bonne planque.. Une petite entrée, une grande pièce plongé dans le noir sûrement un ancien garage. A peine rentré que la miss sentit une main la prendre et la plaquer contre le mur. En une seconde, elle cru que c'était fini pour elle, que sa petite vie misérable s'arrêterait ici, mais elle reconnue la voix qui lui chuchotait doucement à l'oreille :


'' Calme.. C'est moi ma belle.. ''

Alors comme ça il était déjà là et il avait l'air de l'avoir attendu ici, à croire qu'il la connaissait suffisamment bien pour savoir qu'elle se serait planqué ici. La miss était plutôt surprise, elle, elle ne l'aurait certainement jamais attendue, il faut croire qu'elle était encore plus garce que lui. Il étaient à nouveau deux maintenant, et cela rassurait au fond la miss, bien qu'elle tremblait encore légèrement.. Son regard ténébreux se posa sur son collègue :

''' Tu as un plan Ryan ? ''


Elle espérait qu'il est un plan, après tout c'était lui l'aîné, il avait deux fois son âge et sa carrure plutôt imposante pouvait donner quelques frissons à la miss. Il avait un sourire plutôt amusé par la situation, il lui répondit doucement :


''' On les trouves et on les butent, c'est pas compliqué. ''


On ne peut pas dire qu'elle était fan de ce genre de plan, si d'ailleurs on pouvait appelé ça un plan. Restant silencieuse, elle jeta un bref regard à l'extérieur, essayant de se mettre à la place de ces agresseurs pour savoir quel serait été le meilleur endroit pour tirer mais ce qui l'agaçait toujours autant était de ne pas savoir combien ils étaient... Ils pourraient très bien être seul en réalité tout comme ils pourraient très bien être cinq. Et c'était un détail qui changeait beaucoup de chose...
La miss s'accroupit au sol, les yeux rivés dans le vide, elle n'aimait pas ça... Un pressentiment tout à fait normale quand on se retrouvait à sa place.. Elle n'était même pas sûre qu'elle pouvait faire confiance à son propre partenaire, il pouvait très bien la jeter en pâture aux attaquants pour avoir la vie sauve tout comme il pouvait l'aider.. Elle ne savait pas trop quoi penser de lui mais après tout il l'avait attendu ici.. Il ne lui ferait peut-être pas de coup bas.. Respirant profondément, elle leva les yeux vers lui, essayant de cacher son stress qui montait toujours plus et lui demanda son avis sur la position du tireur.. Sa réponse lui déplus, elle n'aurait pas du lui demander.. Il n'en était pas sûr à cent pour cent mais il y avait des chances que ce soit un sniper... Jade n'aimait pas ça, se relevant, elle acquiesça d'un signe de tête cachant son stress.. Elle sentait ces mains moites, elle avait peur.. Elle ne voulait pas que tout ce termine ici pour elle.. *Pas de cette manière et pas maintenant * pensa t' elle intérieurement.. Elle rageait de colère, il était hors de question pour la miss de finir tuer ainsi, elle survivrait et les tuerais tous jusqu'au dernier et mangerait leurs entrailles avec plaisir, savourant chacune de leur partie du corps..
L'adolescente fit un signe à son collègue qui sortit doucement de la cachette, elle le suivit tout en gardant ces distances.. Elle lui désigna rapidement d'un geste de la main l'endroit qui serait parfait pour un sniper, s'il était seul, se serait parfait et tout sera terminé d'ici quelques minutes, la miss pourrait respirer tranquillement et en rire plus tard quand elle rentrerait au camps. Ryan fit une petite caresse sur la joue de Jade en lui chuchotant :


''' Arrête de faire cette tête, j'en ai pour cinq minutes.. Toi tu me couvres d'ici si jamais ils sont plusieurs, ok ? ''


L'adolescente lui aurait volontiers mit une claque pour sa caresse qui était de trop mais l'heure n'était pas vraiment au règlement de compte, elle voulait juste en finir et vite.. Ses nerfs allaient finir par lâcher et elle risquait de faire des erreurs qui lui coûterait cher.. Elle fit donc un léger oui tout en inspectant la zone du regard, sa position était parfaite, mais elle n'aimait pas le calme qui régnait.. Trop calme selon elle... Elle jeta un bref regard à son collègue qui avançait doucement vers l'entrée..

Son pressentiment se révéla exacte quand elle entendit un nouveau coup de feu puis une explosion, un piège idiot et ils avaient foncés tête baissé dedans.. Elle était au bord d'une crise de colère, elle espérait qu'il ne soit pas mort et qu'il est vu le piège quand il s'était approché, elle ne voulait pas se retrouver seule contre ses attaquants qui venaient de montrer qu'ils étaient au moins deux. S'il pensait que ce serait aussi facile de s'attaquer ainsi à elle et ces congénères elle allait lui montrer qu'elle ne se laisserait pas avoir et qu'elle les tuerait... Elle vit la personne plus loin qui se repliait, la rue était à découvert, et si son collègue avait dit vrai ce serait trop risqué de la suivre, elle trouverait un autre moyen, en attendant elle tira juste deux balles dans sa direction par pur haine..
Son regard se posa ensuite sur toute les ruines qui l'entouraient essayant à sa tour de réfléchir à un piège qu'elle pourrait faire pour se sortir de ce merdier..
Jetant un dernier regard vers la voiture qui avait explosé et dont les flammes continuait de bruler, elle serait été croyante la miss aurait sûrement prié pour qu'il soit en vie.. Mais ce n'était pas le cas. Elle avait envie de hurler de colère, de foncer sur l'autre femme qui venait peut-être de tuer son partenaire et faisant en sorte qu'elle reste seule et sans aide..
La miss s'assit à terre, donnant au passage un coup de pied dans une petite pierre.. Elle haïssait ce genre de nomades qui rendaient toujours les choses plus compliqué.. L'adolescente se prit la tête entre ces bras se maudissant de ne pas avoir vu le piège avant.

Elle voulait et allait leurs faire regretter..
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MessageSujet: Re: Chasse à l'homme (pv Taylor)   Mer 4 Aoû - 21:39

Ambiance

L'autre est parti se mettre à couvert. Toute autre stupidité se serait soldée par une cartouche dans le caisson. Ou s'il avait mal choisi une carcasse comme abri. Quand, vulgairement, c'est la merde, connaitre les limites de chaque élément intervenant dans la situation est capital. Le fusil est un intervenant et le mien peut transpercer plusieurs couches d'acier comme du beurre. Laisser le conflit s'éterniser, c'est laisser des chances aux deux camps. C'est ce que le mange-mort fait et je dois réagir en conséquences, me cachant moi aussi.

Bordel, pourquoi tu peux pas être le gelé du village ? Tout serait si vite fini. Mais non, Los Angeles n'est pas plus la mystérieuse "Île aux Enfants", parfois citée par les Anciens, que n'importe quel coin pourri de la côte Est. Enfin, au moins les nécrovores sont plus rassemblés ici, terrés quelque part dans le centre-ville. A Frisko, les bombes sont tombées dans l'estuaire. Ce qui reste de la ville n'est plus qu'un tissus lâche de ruines éparses. Ils sont installés un peu partout dans la campagne, une ferme de ci, un bunker de là. Ils semblent couvrir un plus grand territoire que les raiders de L.A., peut-être aussi sont-ils plus nombreux. Il y a tant de choses inconnues... J'aimerais bien qu'un Ancien débarque un jour, un Nietzsche, un Mendel ou un Turing, avec leurs artefacts et leurs esprits aiguisés. Que pourraient-ils bien nous apprendre de nous-même, de notre monde ?

Sans même m'en rendre compte, ma respiration s'est accélérée. Mon pouls résonne dans mes oreilles. Je dois me calmer... On vient, dans la rue, j'entends des pas, un roulement régulier de caillasse. La chaleur est infernale. Je jette un coup d'œil par la fenêtre. Il s'approche de la carcasse, merde, il est seul. Et il a pas l'air trop con, il a du repérer mon parfait nid d'aigle. Je replace la sécurité de mon fusil. Il ne me servira à rien à l'intérieur, trop lourd, trop lent... Je pose la main sur la crosse du révolver de mon paternel. A chaque fois que je suis forcé par le destin à l'utiliser, je ressent un sentiment bizarre. Comme si je ressentait une indéfinissable présence. Est-ce la sienne ? Je ne ressent plus ses pensées comme avant, les souvenirs s'étiolent... Mais pourtant quand cette arme trouve naturellement ma main, sans qu'aucun désir ne vienne parasiter le mouvement, j'agis, je suis comme à l'époque où il était vivant.

Sur la pointe des pieds, j'approche la cage d'escalier. Les marches de béton défilent... Des coups de feu, une détonation, la lueur ocre des flammes lèche un instant l'intérieur sombre de l'immeuble. Et on retire le piège de la boîte à crasses. Pas la peine de me faire d'illusions, je sais qu'il en reste encore, dehors. Peut-être le dernier est allé chercher la rescousse. Il ne faut pas s'éterniser si Megan et moi tenons à survivre, ils pourraient être très nombreux.

Caché par le mur de faible plâtre de la cage d'escaliers, je déboule face à une pièce vide, toutes armes dehors. Maintenant il n'y a plus que le craquement des flammes, mais j'ai entendu des tirs après l'explosion. J'espère que Meg' ne s'est pas laissée voir. C'est pas une bleue. Dans la rue, des morceaux du bloc moteur sont éparpillés au beau milieu des croutes de plastique fondu, encore incandescent, crevant ses bulles sous de vicieuses fumerolles. Et les gravats à droite montrent un spectacle que le bidouillage martial ne m'a déjà que trop offert.

Ça arrive souvent avec les armes artisanales, elles ne laissent que des blessés à mort, des agonisants qu'on ne peut ni aider, ni combattre. L'homme, peut-être âgé de trente ans, git l'échine tordue parmi les roches, les tripes à l'air. Ses jambes ne bougeront plus jamais, son sang fuit de nombreuses entailles, son visage se fissure du dégout que lui inspire cette mort qui attend pour venir. Il râle, crache un peu de miel salé et écarlate. Depuis l'ombre du pilier de l'entrée, je le regarde. Personne ne devrait avoir à faire ça. C'est lâche, inutile, dispendieux, bruyant. Obligatoire.


- Une dernière parole ?
Lui demandé-je.

Il me fixe pour autant que sa viande brisée lui permet encore. Un regard noir, terrifiant, auréolé du vernis délicat de la gloire à laquelle seuls les innocents peuvent prétendre.


- Oui, souffle-t-il.

Ta main, mon gars, se rapproche trop vite de ton flingue.

La mienne est déjà alignée - réflexe oblige - mais je ne peux pas en dire autant de mon esprit. Une part de moi, je ne saurais l'écraser, se remémore le patchwork émotionnel qu'a constitué l'éducation de Padre. Une partie de mon esprit le voit, là à côté de moi, posant sa main calleuse sur mon épaule. Avec son odeur d'iode et de sueur. Avec ses yeux rieurs et sa bouche stricte.


*Père ?*
*Drôle de moment pour se parler, tu ne trouve pas ?*

Je le sens, son putain de regard accusateur sur ma nuque. Sa détermination à me faire agir bien, à m'aider à connaître cette manière d'ordonner les pensées pour agir son l'ordre éternel des choses. Selon ce que les gens tantôt nomment bien, tantôt mal. En fait, il s'agit plutôt de savoir quel est le prix des actes.

*Je fais quoi ?*

Je commence par être pathétique. Mais Papa saura toujours quel sera le bon quand et quel sera le bon comment. N'est-ce pas ? Son sourire est radieux.


*Éclate-le crâne de ce chien.*

...

Un point rouge marque le front du rôdeur venu se prendre dans mon piège. Sa caboche a été proprement clouée de par en par à la fin de ma divagation. Merde... C'est comme si le tir était parti tout seul, même si c'est ce que je voulais absolument. Étrange, étrange... Je reprend mon souffle, la sueur est une rivière qui coule le long de ma nuque. Tout semble si calme sous les lambeaux de nuages qui se tordent sous l'empire du soleil aride. Seul notre dragon expire encore quelques gouttelettes d'essence. Inquiétant, il pourrait sauter n'importe quand...

Avec le flegme de la couleuvre, je coule vers la Kalachnikov du cannibale mort. C'est un estimable passeport vers l'autre côté de la rue. Je jette sans cesse des regards inquiets vers la carcasse embrasée. L'odeur du sang et des intestins fait lentement place à celle, chimique, gluante de la durite flambée. Le fusil entre mes mains, je remarque notre larron a bricolé la sécurité pour coincer le mécanisme dans sa position automatique. Tu n'étais pas un soldat, toi... Je regarde la distance à parcourir, elle semble immense. Je mémorise le trajet que mes pieds devront suivre, Meg' est invisible et je dois m'assurer qu'elle va bien. Suicidaire ou pas, je m'en fous, j'évite de trop penser dans ces cas-là.

Je me lève, épaulant le fusil antique taché de poussière et d'ichor humain. Visant grossièrement le dernier emplacement des cannibales, je vide le chargeur en courant comme si ma vie en dépendait. En fait, elle en dépend effectivement. Peut importe que je n'ai vu personne, c'est deux douzaines de projectiles en moins qui trainent dans la ville et n'atterriront pas dans un gamin. Et c'est surtout pour qu'ils ne leur vienne pas à l'idée de sortir en même temps que moi !

Maintenant, on est en cavale, je dois la retrouver et on fiche le camp à la planque pour virer tout ce qu'on a. On a peu de temps pour leur faire perdre notre trace. Un essaim de douilles calibre 9 millimètres derrière la dernière carcasse m'indique la cachette de Megan. Pas une trace de sang. Elle doit déjà être partie pour l'église.

Ainsi, je reprend ma cavale vers la vénérable et imposante bâtisse, après avoir jeté l'arme volée dans une épave. Sans me douter que ma trajectoire s'amorce par une trainée digne d'un petit poucet guerrier, luisant du cuivre fumant des réceptacles à poudre...


~~~~~~~~~~

*Approche... Plus près.*

Le cannibale, Ryan, se faufile discrètement vers l'entrée du nid d'aigle. La main de Megan est crispée sur la crosse de son flingue. Encore un mètre et elle déchaine les enfers. La pillarde en a gros contre le peuple de cet homme. Une réelle rage qui prend son origine dans les remous d'une existence ballotée de bandes en errances, de massacres en fuite. Une chute au travers du monde seulement freinée par une succession infinie de branches contondantes. Tomber toujours plus bas, parce qu'ici, si tu bouges, c'est que tu as perdu ton foyer. Taylor n'est pour elle qu'une famille parmi tant d'autres... Pourtant avec ses bouquins bizarres, le nomade semble trouver un moyen de remonter. Construit-il quelque chose ou s'en convainc-t-il ? Impossible à dire, ils ne sont frère et sœur que depuis quinze jours. C'est suffisant pour comprendre la loyauté de cet homme envers ses propres et écrasantes valeurs. Au moins, il cherche une autre voie que celle de l'Animal, celle que Megan n'a jamais préféré remettre en cause. Et ce n'est pas par manque de recul, seulement, comment briser un cycle qui se reproduit lui-même depuis maintenant plus de deux décennies ?

Certainement pas en envoyant une volée de plomb sur une carcasse piégée avec un mélange chimique instable confiné dans un tas de projectiles potentiels. L'explosion n'est pas très puissante - rien à voir avec la bande à Bozo qui lui avait cherché des noises l'année dernière, quand l'affaire s'était réglée par un bâton de dynamite jeté dans un vieux puits... - mais Meg' ne peut réprimer un regard troublé en voyant depuis sa cachette le panache de fumée monter doucement. Selon son plan, l'étape suivante, c'est se retrouver à l'église. Taylor : carré. Megan : beaucoup moins. Le sniper a déjà pas mal donné de sa personne et la vagabonde n'est pas du genre à laisser le travail aux autres. Il attendra, la jeune femme replace une mèche blonde derrière son oreille. Elle connait bien L.A., tout L.A., chaque rue et surtout les ruelles. Elle ira dénicher le dernier ennemi et elle se le fera avec ses méthodes de gonzesse d'un mètre soixante-sept, psychologiquement über-compensée.

Elle remonte la 47ième, mais bifurque bien avant le point de rendez-vous, par un chemin de traverse qui tient plus de la tranche de colline que de quoique ce soit d'autre. Elle se cache alors derrière une benne à ordures qui pue le cadavre, Uzi à la main et couteau au clair. En attente du moindre mouvement pour se décider à sortir, ou à rester sournoisement en embuscade... Qui sait, le dernier est peut-être aussi stupide que les deux wastelanders, peut-être va-t-il lui aussi chercher à fuir...
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Cannibale Perverse et Sadique


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MessageSujet: Re: Chasse à l'homme (pv Taylor)   Lun 6 Sep - 19:39

Elle était toujours assise par terre, quand elle entendit un seul coup de feu.. Ce n'était pas compliqué à comprendre.. Le sniper venait de sortir de sa cachette et achevait son collègue.. Elle rageait, désireuse de leurs sang. Elle allait sortir de sa cachette pour attraper l'homme qui venait de terminer son équipier quand de nombreux coups de feu commencèrent à se faire retentir. Elle sentait les impacts de balles s'écraser autour d'elle, son cœur battait toujours plus fort.. Elle attendit que les coups de feu cessent, que tout semble redevenir calme..

La cannibale avait deux choix possibles à ce moment là.. Le premier, elle aurait pu rentrer au camps, chercher de l'aide.. De l'aide pour quoi ? Pour tuer seulement deux petits nomades insignifiants ? Elle risquait d'être plutôt mal vu de ne pas avoir réussi à les tuer.. Elle ne voulait pas décevoir sa horde, elle avait trop peur qu'ils décident de l'abandonner, de la laisser seule dans ce monde où tout les autres sont des ennemis.. Elle ne ferait pas ça. Elle ne demanderait pas d'aide, il en était hors de question..

Le deuxième choix était sûrement le plus fou.. Elle continuait de les traquer, sachant seulement qu'il était au moins deux, et qu'ils étaient rusés. Elle connaissait bien le terrain, mais pas non plus tout les moindres recoins.. C'était risqué, elle le savait.. Mais ce fut pourtant ce choix là qu'elle prit.

Si elle partait chercher des renforts elle risquait de perdre leurs traces et de ne jamais les retrouver, elle ne voulait pas prendre ce risque. Et puis elle était aussi des plus énervée, elle voulait leurs peaux et elle voulait y parvenir seule. Ce n'était peut-être qu'une adolescente en apparence, mais elle avait apprit à grandir, à mûrir beaucoup plus vite, c'était ainsi maintenant. A dix- sept ans, elle savait très bien se débrouiller seule, elle avait déjà tué bon nombre de personne, elle vivait dans une jungle depuis sa naissance et avait du grandir dans ce monde qu'elle connaissait que trop bien. Ce n'était plus une enfant, c'était une adulte dans sa tête. Une femme qui tenait à sa vie, et qui comptait bien s'y accrocher encore longtemps.

Elle n'allait pas prendre la fuite, c'était pour les faibles, pour ceux qui ont peur, pour ces habitants qui habitaient dans le Vault, ce n'était pas pour elle. C'était une cannibale, un prédateur, elle ne fuirait pas.

Se relevant après s'être assurée qu'elle ne risquerait plus rien, elle commença à marcher doucement, sans aucun bruit, tout ces sens en alerte, prête à tirer dès le moindre mouvement, prête à tuer. La jeune fille prenait la direction qu'avait prise la femme toute à l'heure.. Elle se trouva face à son ancienne cachette.. La cannibale fixa quelques secondes les douilles à terre puis tourna son regard autour d'elle, essayant de les apercevoir.. Elle ne voyait rien.. Aucun mouvement.. Aucune silhouette.. Aucun bruit.. Le vide.. Seul l'odeur de la mort était présent, comme s'il attendait calmement que la miss le rejoigne, ce qui ne serait pas le cas, pas aujourd'hui, pas pour elle. Son regard rempli de folie meurtrière se posa sur quelque chose qui luisait au sol.. Des douilles.. Il avait du jeter son arme sans faire attention, ou alors c'était volontaire.. Elle ne le savait pas mais elle ne comptait se laisser avoir aussi facilement..

Elle suivit les traces jusqu'à arriver devant une grande église, imposante, grande, et donc pleine de cachette.. Restant planqué son regard ne cessait de fixer cette grande bâtisse.. Elle sentit sa respiration s'accélérer par l'amusement, sentant déjà le goût de la victoire.. Elle y était presque.. Elle pouvait finalement y arriver seule.. La miss savait qu'elle devait faire attention à ces moindres pas, elle pouvait rapidement tomber dans un piège, les deux nomades lui avaient déjà montrer qu'ils pouvaient se montrer astucieux et très rusés. Mais maintenant c'était à elle de leurs montrer qu'elle pouvait à son tour être intelligente, et que même seule, elle n'abandonnerait pas. C'était jusqu'à la mort.. Si elle abandonnait, c'était elle qui allait perdre la vie.. Elle devait continuer..

Jade ne comptait pas rentrer tout de suite dans l'église, ce serait trop facile et idiot.. Elle savait où était leurs planque, c'était déjà un bon début.. Maintenant elle devait préparer un plan, trouver un moyen de faire des dégâts en prenant le moins de risque possible pour elle. S'éloignant doucement de cette grande bâtisse, elle commença à fouiller avec discrétion dans les débris, elle savait ce qu'elle cherchait mais elle devait faire vite pour ne pas perdre leurs traces.. Elle trouva enfin ce qu'elle voulait.. Un produit qui devait peut-être servir pour le ménage avant, elle ne savait absolument pas.. Mais c'était aussi un fabuleux agent explosif et ça c'était sûre. Elle déchira un bout de son haut qui était déjà dans un piteux état.. Commençant rapidement à faire son bricolage très rudimentaire, elle espérait que ça marcherait..C'était à son tour de bricoler rapidement une voiture, mais pour sortir une seule pièce, essentiel pour son bricolage.. Elle ne savait elle-même pas trop ce qu'elle faisait, mais elle avait déjà vu d'autres cannibales le faire et le résultat était une belle explosion..

Si ces nomades voulaient jouer aux explosifs, la jeune adolescente comptait bien leurs montrer qu'elle aussi savait s'y faire.. Elle commença à contourner l'église, inspectant les alentours.. Tout était toujours aussi calme.. Un vrai silence de mort.. C'était pesant.. Elle avait l'impression que les deux nomades l'épiaient et allait surgir de nulle part et la tuer, mais ce n'était pas le cas.. Seulement son imagination mélangé à sa peur qui lui faisait un résultat presque paranoïaque.. Chose compréhensible quand on vit dans un monde telle que le sien.. Rare était ceux qui étaient resté totalement sain d'esprit.. Si ce n'est même impossible..

La jeune fille poussa doucement la porte arrière de l'église.. Tout était sombre dans l'arrière salle, son arme à la main, elle fit attention de ne faire aucun bruit.. Elle devait faire vite.. Elle pouvait rapidement se retrouver piégé et si c'était le cas, ces adversaires se prendront un malin plaisir à la tuer de sang froid, et encore ça c'était si elle avait de la chance.. Certains pourraient très bien la violer avant ou alors la torturer.. C'était ainsi quand on était une femme ou en tout cas une fille rentrant dans l'âge adulte..

Elle s'accroupit légèrement devant la porte qui menait au centre de l'église, dans ce lieu de prière où cela faisait déjà bien longtemps que plus personne n'y allait. Jade ne savait même pas en quoi ils priaient tous avant.. Ni même ce qu'était une prière.. On ne lui avait jamais expliqué ni même parler.. Tout ce dont elle savait c'était que des abrutis s'asseyait sur bancs et demandait de l'aide.. A qui ? Bonne question.. En tout cas leurs prières n'ont jamais du être entendu quand on voit ce qu'est devenu le monde.. Un tas de ruine où l'Homme est retourné à l'âge animal.. Où il n'y a plus aucune humanité, seulement un seul mot : « Survie ». Les croyances n'existaient plus.. Elles avaient disparu en même temps que le reste..

Tendant l'oreille pour essayer d'entendre le moindre bruit qui montreraient qu'ils sont toujours là.. Elle espérait que tout se passerait comme prévu, que les deux nomades soient ensemble et qu'ils meurent dès qu'elle aurait lancé son explosif..

Un craquement.. Léger.. mais audible pour quelqu'un au aguet.. L'adolescente ne réfléchit pas une seconde de plus, elle ouvrit d'un geste rapide et brusque la porte, lançant son explosif plutôt bien bricolé dans la grande salle et tira dedans.. Ce fut rapide.. Elle se fit aveugler pendant deux-trois seconde par l'explosion, elle n'avait pas fait exploser toute la salle qui était beaucoup trop grande, mais elle avait tout de même fait des dégâts et peut-être même des morts s'ils se trouvaient à proximité.. Mais elle ne comptait pas vérifier, la fumée était toujours présente à cause de l'explosion.. Fumée pouvant être toxique grâce au produit chimique qu'elle avait rajouté avec soin..

Portant son foulard sur son nez et sa bouche, la petite sortit rapidement de l'église avant qu'ils arrivent vers elle. Elle se tenait légèrement le bras, elle avait reçu un éclat dans l'épaule lors de l'explosion.. Elle sentait son sang couler le long de son bras.. Ignorant la douleur, la jeune fille se réfugie dans un des immeubles pour se mettre à couvert.. Elle espérait les avoir aux moins touché, ne rien savoir l'a fait stresser mais qu'aurait-elle pu faire d'autres ? Rester et attendre que la fumée se dissipe ? Beaucoup trop dangereux, ils l'auraient attraper si elle aurait attendu..

Jetant un regard à sa blessure, elle commença à extraire l'éclat métallique de sa peau.. Retenant un cri douleur elle parvient à l'enlever. Elle enleva aussitôt son foulard pour le placer sur sa blessure et éviter de perdre trop de sang. Son regard se posa sur le sol, où elle essaya de reprendre doucement ces esprits et d'essayer de rester en alerte.. Au bout de quelques secondes, elle remarqua des petites gouttes de sang sur le sol.. Inutile de réfléchir plus.. Elle venait à son tour de laisser des traces qui pouvaient les amener tout droit vers elle.. Se levant donc rapidement, son flingue à la main, elle commença donc à essayer de se trouver une planque parmi tout ces décombres pour les tuer dès qu'ils s'approcheraient un peu trop prêt d'elle.. Laissant donc une flaque de sang plus grande que les autres à l'endroit où elle s'était retiré le bout métallique..


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Chasse à l'homme (pv Taylor)

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