Man Hunt

Quand l'homme chasse l'homme...Votre instinct est votre seul salut!!
 
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 Pour la survie d'un être courageux... [ Anton K]

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MessageSujet: Pour la survie d'un être courageux... [ Anton K]   Mer 1 Sep - 19:45

[ Hs : memo pour moi meme => tan / #B1221C / darkolivegreen ]

    Allongé sur ce qui lui servait de lit, Jaime dormait tranquillement. Il avait cette capacité de dormir comme un bébé d'un lourd sommeil et de pouvoir tout de même percevoir le moindre frôlement dans sa "cabane". C'était un atout, il pouvait ainsi bien récupérer sans avoir peur de se faire fusiller en dormant car il sentirait un simple regard posé sur lui. D'après lui c'était une question de survie et si la notion de survie n'existait pas ou peu, il dormirait juste comme un bébé sans ouvrir l'œil à la moindre présence inattendue.

    Jaime était donc allongé sur le dos une main sous son oreiller et sa tête, l'autre sur son ventre qui gonflait en fonction de sa respiration lente et paisible, une jambe allongé tandis que l'autre était légèrement plié sur le coté. Son visage était serein, ses cheveux coupés plutôt court suite à son petit tour dans l'abri et sa barbe de deux jours lui donnaient un air fourbe cependant sa mine tranquille le rendait attendrissant.

    Mais il faut savoir qu'il ne faut jamais se fier aux apparences, si quelqu'un venait à essayer de le réveiller brusquement ou de le tuer, je peux vous assurez qu'il agira comme le pire démon qui soit. Jaime savait qu'ici, même dans le campement et à l'extérieur de l'abri, il y avait un minimum de sécurité et qu'il était presque improbable qu'un de ses ennemis puisse entrer dans sa cabane. Mais comme on dit, vaut mieux prévenir que guérir.

    Il finit par ouvrir lentement les yeux s'accoutumant à la lumière qui filtrait par les trous des bâches qui lui servaient de cloison. Jaime regarda un moment le plafond puis se redressa et posa les pieds sur le sol en s'aidant de la barre qu'il avait installé au dessus de son lit pour y grimper. En effet, il avait positionné son lit en hauteur afin de pouvoir mettre un bureau avec de grosse caisse style étagère en dessous et optimiser ainsi le plus possible son petit chez lui. Sa cabane faite de bache et de cloison de bois était l'une des mieux fournie et solide de cette partie du camp ce qui était très bien ainsi. Comme quoi, être traqueur et risquer sa vie pour des objets était intéressant sur de nombreux points de vu.

    Il attrapa son miroir fissuré, l'accrocha à un crochet et se regarda dedans. Après avoir fait plusieurs grimaces, il se tapa les joues et enfila un de ses t-s ainsi que son unique pantalon treillis qu'il affectionnait tout particulièrement. Jaime était prêt pour une nouvelle journée de recherche, il regarda son "bureau" à la recherche de sa liste qu'il finit par trouver sous un tas de carte qu'il essayait de faire avec le plus de réalité possible puis sorti de sa hutte pour trouver de quoi manger.

    Après un petit tour à travers le campement des traqueurs, il trouva en fin de quoi se sustenter: un peu de pain avec du bouillon puis décida de passer rendre visite à l'un de ses clients du camp ouest. Paul était un éleveur de chien et Jaime l'avait souvent fourni non seulement de chien mais aussi de chat et d'objets qui pouvaient servir à leur "domestication". Paul était l'un des meilleur dresseur ce qui pouvait lui offrir le respect de Jaime cependant ses tendances à être violent avec les bêtes le déplaisait énormément ce qui n'était pas en sa faveur...

    Jaime avait déjà vu plusieurs chiens se faire abattre par Paul car ils n'étaient pas de "bon élément" et bien qu'il n'aimait pas trop cela, il devait reconnaitre que cela faisait de la viande au repas... Cependant ce jour là, ce ne fut pas pareil.

    Lorsque le traqueur arriva dans le chenil de Paul, il ne le trouva pas de suite et fit donc un tour entre les enclos saluant et caressant les chiens qu'il croisait et qui n'était pas dans des cages. Il en reconnaissait certain et rencontra d'autre. Ils étaient indispensable à la survie de la citée. En effet, ils étaient utilisés comme gardiens de la citée et patrouillaient avec les agents de sécurités mais aussi certains accompagnaient la Task Force ou encore des traqueurs.

    Jaime avait hésité à en prendre un mais s'était dit que le chien ne le ferait que retarder et qu'il serait un moyen pour l'ennemi de le retrouver et ainsi de le tuer. Cela n'était donc pas envisageable.

    Sale bête ! Viens par là... ! Regarde ce que te donne papa .... tu vas être content... un bon coup et tu feras moins le malin...

    Paul?!

    Le traqueur se dirigea vers la voix et découvrir Paul muni d'un fouet d'une main et de l'autre un harpon auquel était attaché un bout de pain. Un petit chien de quelque mois regardait avec méfiance le bout de pain et l'homme. La faim semblait le tenailler mais il semblait avoir compris que ce bout de pain n'était qu'un l eur. Jaime constata que le pauvre animal avait été battu plusieurs fois et remarqua plusieurs marque de fouet. Il se mit à grogner en remarquant la présence de Jaime ce qui interpella Paul.

    Oh ! Jaime ! Tu tombes bien, aide moi à attraper ce sale cabot qu'on le fasse frire ! Regarde... Il m'a mordu et a attaqué d'autres chiens... Ce maudit chien ne veut pas bouger d'ici...

    Jaime hocha la tête et s'approcha du chien, une main en avant. Il fronça les sourcils et continua a approcher. Cette action déstabilisa le chien qui se redressa un instant avant de reculer en grognant puis il aboya ce qui fit arrêter Jaime dans sa manœuvre. Ce dernier plongea son regard dans celui du chien, ils semblèrent se jauger mutuellement et cela dura un moment.

    Le traqueur avait l'impression de l'avoir déjà vu, il avait l'impression de le connaitre. Il pensa un instant à la croyance des bouddhistes comme quoi après la mort les Hommes se réincarnaient en animal. Il en avait entendu parler en classe. Il fronça d'avantage les sourcils, il divaguait c'était impossible par contre c'était possible que ce soit lui qui l'ait amené ici...

    Dis moi Paul, ce ne serait pas un des chiots que je t'ai apporté il y a un mois ou deux?
    huum oui c'est possible... mais qu'importe ! Il a la rage ! Il faut l'abattre qu'importe d'où il vient. Il a commencé à changer de comportement dans la soirée d'hier et depuis personne peut l'approcher.... il n'est pas normal. C'est un danger
    hier?
    oui et alors..? Jaime on s'en fout !

    Il crut lire de la peur, de l'angoisse mais aussi une certaine fierté, un désir de faire ce qu'il faut, il voulait le défier, montrer de quoi il était capable et surtout ne pas se laisser faire. Jaime eut un sourire en coin, il avait l'impression de se voir en quelque sorte. Ce qui était frustrant mais intéressant. Le traqueur passa devant Paul et essaya de contourner le chien afin de le prendre à revers mais le chien ne voulait pas le quitter des yeux et ne le laissa pas s'approcher. Il lança même un jappement qui surpris Jaime. Il n'était qu'un jeune chien, pas encore un grand, mais pas un tout petit. C'est alors qu'il comprit. Là, caché sous une caisse, un chaton recroquevillé sur lui même. Il semblait mal en point.

    " Paul, baisse ton arme. Il essayait de protéger le chaton contre les autres chiens.... "
    " Quel chaton !? Ils ne sont pas ici, les chats ! Là y a que des chiens. Et puis, il m'a attaqué, il a attaqué mes produits... certains n'auront plus les même facultés et tu sais ce que cela implique ! Je vais perdre du bénéfice.... "

    Sur ce il s'avança et écarta Jaime du passage tout en pointant son harpon sur le chien qui le menaça de ses crocs. Sans réfléchir Jaime prit appuie sur sa jambe gauche et avança son pied droit vers les pieds de Paul. Il lança ses mains en avant afin de repousser l'arme et de changer l'angle du tir. Paul essaya de parer l'attaque et de repousser le traqueur mais n'y parvint qu'à moitié. Jaime lui envoya un coup de poing dans l'estomac puis le repoussa.

    " Laisse le ! Il a voulu défendre son compagnon, tu sais très bien ce que c'est! Tu as été un soldat de la citée, tu es déjà allé dehors il y a un an.... Alors arrête et laisse ce chien en paix! Je ne veux pas me battre contre toi"

    Jaime savait qu'il pouvait battre son ami mais ce dernier avait beau avoir de la bouteille il restait un homme vif et dangereux dans le combat au corps à corps. Il le savait pour s'etre souvent mesuré à lui pour s'entrainer. Et si Jaime connaissait son potentiel, Paul le savait aussi et connaissait de même les faiblesses de Jaime.

    " Gamin, dégage ! Je t'aime bien tu sais, j'ai pas envi de te casser la mâchoire et ce pour un maudit cabot. Il est dangereux, personne voudra d'un chien qui mort ses propriétaires ... il ne vaut rien. Il serait plus judicieux de le donner à manger à ses amis "

    Comme si le chien l'avait compris il aboya méchamment et se mit à grogner de plus belle puis s'avança près de Jaime. A croire qu'il avait aussi compris que le Traqueur venait de lui sauver la vie. Du moins pour un temps....

    " Ahaha ! Voila que tu t'es trouvé un compagnon ! Mais pas de chance je te laisserai pas prendre ce sale clébard ! Il a osé me mordre et mordre mes bêtes... il ne mérite pas de gambader tranquillement et ce même s'il a voulu protéger ce chat... un chat ça vaut rien.... "

    " Paul... tu me déçois"

    Sur ce Jaime se jeta sur Paul qui le visait avec son harpon. Ils se décrochèrent plusieurs coups de poings et de jambe puis Jaime réussi à désarmer Paul. Le harpon s'écrasa contre l'une des cages ce qui créa des hurlements. Tous les chiens aboyaient et grognaient, certains semblaient apprécier le combat et d'autre redoutaient les conséquences. Le combat dura assez longtemps pour que de nombreux habitants se collèrent autour des grillages extérieurs sans essayer d'intervenir. La vue du chien "enragé" et du harpon ne devaient pas les rassurer si bien que personne n'interféra. Jaime envoya balader Paul grâce à un magnifique coup de pied retourné et demanda une énième fois à Paul d'arrêter d'être aussi entêté, que la vengeance ne servait à rien surtout pour ç aet qu'il devait savoir que la solidarité était importante. Ce chien avait risqué sa vie pour sauver un être plus faible d'une autre espèce ce qui était pour lui un magnifique acte. Il aimerait connaitre des Hommes capable de faire pareil car c'était là la vrai valeur des hommes.

    Ce fut là que Paul attrapa le harpon et le pointa sur Jaime puis avec un sourire sur le chien. Sans réfléchir il se plaça devant le chien et attendit pour la première fois resigné de ressentir la fleche percer son abdomen...
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MessageSujet: Re: Pour la survie d'un être courageux... [ Anton K]   Ven 3 Sep - 1:13

    Cela faisait maintenant plusieurs jours ou plutôt plusieurs nuits qu'Anton ne parvenait à trouver le sommeil. Il n'y arrivait que lorsqu'on accompagnait ses nuits et encore, l'insomnie le guettait toujours. À chaque fois qu'il essayait de sombrer dans le sommeil, il se réveillait brusquement, dans un sursaut sans au préalable savoir ce qui l'avait réveillé. À l'extérieur pas un bruit, à l'intérieur tout autant. Seulement ses voix dans sa tête, animées par des séquences épisodiques de sa vie, une crise d'angoisse instantanée qui cesse pas plutôt commencée. Mais toujours ce besoin de réitérer l'expérience parce que sans sommeil, il sait qu'il ne pourra assurer son job à 100%. et de cela, il ne veut en être. Au boulot, il veut toujours être au top de la forme, être prêt à faire face à toutes les situations possibles et imaginables, et non pas atténué par il ne sait quels facteurs physiques. Être au summum de ses capacités est un fait requis chez Anton. C'est un tableau sur lequel il ne voir aucune recrudescence. Il ne pouvait le permettre. Dans ce monde, soit tu te lèves et tu marches, soit tu restes au sol et tu prends le risque de te faire écraser. C'est ainsi que tout fonctionne. Pas de place pour le reste, pas de demi-mesure ni de qualités surévaluées. Bien sûr qu'il a conscience que certaines personnes ont encore du bon en eux, son demi-frère Aïdan en est la preuve vivante. Toujours prêt à tendre la main à son prochain, et à risquer sa vie pour une toute autre, insignifiante. Alors qu'Anton est tout le contraire. Il ne tendra la main qu'à celui qui montre qu'il se bat pour s'en sortir mais à qui il arrive de trébucher, et non au faible qui se laisse abattre. Et ne donnera sa vie en échange de celle d'un autre, qu'à condition qu'il est la certitude que le sacrifice en vaut la chandelle. Pas besoin de le blâmer, il a eu le temps nécessaire pour le faire à votre place. Il arrive juste un moment dans sa vie où il faut savoir se positionner. Se dire que l'on ne peut sauver tout le monde, à défaut d'essayer encore et encore, mais que certaines personnes en valent plus la peine que d'autres. Sélectif, diriez-vous. Accordé. Mais dans un monde qui n'en est plus un, détruit par la stupidité humaine, comment ne pas agir de la sorte. Qu'on le juge, qu'on le blâme, qu'on l'acclame et qu'on l'adule, tout lui est égal. L'important n'est pas dans la méthode mais bien dans le résultat. Parce que les gens refusent de voir la réalité telle qu'elle est, ils ne veulent juste savoir le principal, donc le faux, parce qu'en omettant les détails on touche à un idéalisme irréel. Et lui savait très bien ce qu'il en était. On ne l'aime pas pour ce qu'il était, mais pour ce qu'ils croyaient qu'il avait fait. Et il ne pouvait rien contre cet idéal que l'on faisait de lui qui était loin de lui ressembler. Il ne se considérait par comme un héros, et jamais il ne le pourrait. Parce que lui savait mieux que quiconque ce qu'il avait fait, et c'était loin d'être digne d'une conduite héroïque. Le héros lui serait parvenu à une attente pacifiste.

    Un nouveau sursaut réveille Anton. Il est persuadé qu'il ne sait écoulé que seulement dix minutes depuis la dernière fois. Difficile de savoir avec exactitude l'heure qu'il est. Le jour commence à percer à travers la fine paroi qui sert de mur à la tanière de Myrcela. Se levant lentement, il la regarde toujours paisiblement endormie à ses côtés. Par bonheur, il ne l'a pas réveillé, si tel avait été le cas, il aurait été obligé de s'expliquer, le ton serait monté, ils en seraient peut être même venu aux mains, et peau de balle, Anton n'aurait pas parlé, et aurait, de prime, froissé Myrcela. Alors il se contentera de ce qu'il a. Lui déposant délicatement un baiser dans la nuque, caressant sa peau une dernière fois avant d'entamer sa journée, ne sachant pas de quoi elle serait faite, il la remercia silencieusement sans mot dire, de ne pas l'obliger à parler ainsi que pour cette somptueuse nuit, parce qu'il sait qu'elle se doute de quelque chose. Les femmes ont ce don là, difficile de leur cacher quelque chose. Mais Myrcela était passé outre pour lui. Et rien que pour cela, il ne lui serait jamais assez reconnaissant. Enfin, elle l'avait naturellement fait dans un but précis, mais la connaissant il l'en excusait, elle était comme ça la demoiselle. Elle acceptait ses défauts à lui s'en rechigner, il pouvait en faire de même pour elle. Rassemblant ses affaires, s'habillant à la hâte, il sortit rapidement de sa cahute pour rejoindre la citée. Arrivé à destination, il passa voir son demi-frère, histoire d'avoir de ses nouvelles mais aussi pour le consulter sur l'évolution des dégradations biologiques dont nous sommes tous victimes. Ne plus signalant rien de plus que ce qu'il ne sait déjà, à savoir, une pénurie croissante en eau potable, il décide d'aller patrouiller en terres connues, manière de se tranquilliser l'esprit que de constater qu'il reste des choses qui tiennent encore à sa place. Du moins, c'est ce qu'il espérait.

    Parcourant le désert de désolation et de ruines, il n'y a cependant pas de quoi pouvoir trouver satisfaction face à un tel désastre, mais n'ayant jamais rien connu de mieux, Anton se prenait à s'en satisfaire. Comme on pourrait se sentir chez soi dans le plus miteux des inconforts, à son aise. Mais il savait au combien la race humaine privée de rêves et de luxe, d'envies et de désirs insignifiants comme de taille, se doit de compenser. Et il avait en horreur tant de compensation. Une substitution, une simple leurre. Une chose à la place d'une autre pour n'en avoir que l'allure et non la dorure. Fatigué de courir après la sainteté, on se trouve à aimer, et à s'user dans l'anormalité. Puisse rien autour de nous n'est à proprement parlé sain et normal, alors on vit avec son temps et son époque, mais surtout comme son temps et à son époque. La différence est ici de taille. Les distorsions, les réalités trop précoces, les envies matérielles, et tant de folies qui en viennent à dégoupiller l'esprit humain, à le désaxer complétement à tel point qu'il pourrait prendre tout action jugée mauvaise pour la bonté absolue de ne pas être celui que l'on enlise, mais qui s'enlise lui-même. Pathétique vision de la race humaine! Il s'en accommodera. Et que l'on ne vienne pas l'en contredire.

    Continuant sa ronde solitaire, bon moyen de penser – pas forcément correctement mais soit – Il aperçoit un groupe de personnes qui s'amasse aux grillages du repaire de Paul, le dresseur de bêtes. Autant d'agitations de ce côté de la ville morte ne l'étonne pas, zone les plus bruyantes du territoire, à son grand damn de ne pouvoir y faire régner l'ordre. Anton s'approche pour voir de plus près ce qu'il en est. Si ça ne tenait qu'à lui, il y aurait bien longtemps qu'il aurait donné le maitre en pâture aux chiens. Pourquoi l'inverse n'arrive t-il jamais quand on le voudrait bien. Il n'aimait pas voir cette lueur dans le fond de son regard quand il se met à énoncer ses idées révolutionnaires farfelues. Comme si lui seul possédait la solution à tous les problèmes du monde. Une pâle imitation de ce que l'on aurait jadis appelé un philosophe. Croiser son regard avide qui ne présage rien de bon quand il vous regarde sans faillir ou alors quand il s'occupe à sa manière de sa ménagerie. Tel un rapace qui vivrait reclus du monde, impossible de se civiliser parce que persuadé de détenir le savoir et le science suprême, mais bien trop égoïste pour le faire partager à son entourage. Anton s'était à plusieurs reprises entretenu avec l'individu. Et à chaque fois, ce sentiment puissant d'insécurité l'avait envahi. Il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond chez cet homme. Ça déconnait à plein tube là haut, mais personne d'assez habile ne pouvait lui arranger ça. On ne parlait à ce jour plus de lobotomie ou encore de peine de mort. Une abolition forcée, qui commençait à rendre nostalgique le traqueur de tant de désordre.

    S'approchant encore, il constate alors avec horreur ce qui agite tant le peuple. Le sang s'apprêtait à couler et cela par hectolitres. Rien de plus revigorant que de rentrer avec quelque chose à raconter. Évaluant la situation, et l'inconfort de la position dans laquelle se trouve son comparse, Jaime Basinsky, Anton se devait d'agir. Connaissant le degré de folie de Paul, il n'hésiterait pas à faire feu, peut importe qui il a en face de lui. Nous ne sommes pour lui que des animaux sur deux pattes. Et pourtant, Anton croyait avoir été clair de se méfier dudit dresseur. Levant les yeux au ciel, il contourna à la hâte le bâtiment pour se frayer un chemin pour pénétrer en son sein. Une fois chose faite, il approcha furtivement, du moins le plus possible, afin de ne pas mettre tous les animaux en alerte, et s'introduit dans l'enclos alors que Paul tient toujours en joue Jaime. N'y réfléchissant pas à deux fois, il saute d'un bond sur le forcené et dévie la trajectoire du harpon qui parvient cependant à blesser légèrement sur le flanc gauche, Jaime. Désarmant l'homme d'un direct du droit, faisant craquer quelques os, il s'empare du harpon et se relève regardant la foule.

    – Il n'y a plus rien à voir, reprenez vos activités !!!

    Il se tourne alors aussitôt vers Jaime, le sang ayant déjà imbibé une bonne partie de son t-shirt. C'est avec un air grave sur le visage, du genre d'un « je te l'avais dit qu'il était dangereux », qu'il s'exprima à lui.

    –Ça va aller Jaime ? Il faut aller faire soigner ça, Aïdan va s'occuper de toi.
    (Comprimant sa blessure, il ajoute.) Qu'est ce qu'il s'est passé au juste ici ?

    Dans la précipitation, Anton n'avait pas fait attention au canin face auquel Jaime s'était interposé pour lui sauver la mise. Et à cet instant, il ne prêtait même lui attention à l'homme écroulé par terre. Mais la situation dans laquelle ils se trouvaient à présent, n'étonna pas Anton. C'était digne des plans foireux dans lesquels savait se fourrer Jaime. Il n'en ratait pas une. Par bonheur, le traqueur savait y faire, sinon, jamais Anton n'aurait parié qu'il reste en vie plus d'une semaine.

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MessageSujet: Re: Pour la survie d'un être courageux... [ Anton K]   Ven 3 Sep - 14:10

    Le chien derrière lui aboyait et essayait de passer devant mais Jaime l'en empecha. On pourrait se demander pourquoi il s'obstinait à vouloir sauver ce chien, un chien parmis tant d'autre, un chien qui avait mordu un " compagnon" et qui avait blessé beaucoup d'autres chiens. On pourrait oui... mais la reponse est evidente: ce simple chien sorti à peine de sa periode "chiot" venait de risquer sa vie durant plusieurs heures pour sauver un simple chat encore trop faible pour pouvoir se defendre. Peu d'homme aurait fait la même chose pour un membre de la citée alors imaginez pour une autre espece ! Jaime connaissait la valeur de la vie et en particulier dans ce monde qui s'effondre à cause des hommes et ce que ce chien venait d'accomplir lui conferait tout le respect qu'il pouvait offrir à un être humain de confiance et de qualité. Il ne faut pas non plus oublier que sans personne à son coté, à qui faire confiance, nous avons moins de chance de nous en sortir. Certe, être seul, est très bien. Jaime est le premier à le dire mais il sait aussi que lorsqu'il le faut, il peut compter sur Anton ou Leto. Avoir un compagnon qui serait pret à le sauver contre sa propre vie est indispensable et il faut egalement avoir le courage d'en faire autant.

    En sommes ce chien était à lui tout seul, un être de force et d'une nature exceptionnelle et rare qui plus est. Il était une leçon de vie à lui tout seul et Jaime était bien triste de savoir qu'il n'y avait que lui pour voir ça. A vrai dire il a souvent le don de voir des choses là où il n'y a rien à voir ou du moins là où les autres n'attachent peu d'importance. Le courage, la force, et l'intelligence sont des qualités indispensables pour Jaime et bien peu de personne en sont doté malheureusement sauf peut etre ce petit chien.

    Crétin...

    Le coup parti, Jaime se decala un tout petit peu afin d'éviter un point vital mais cela n'aurait pas suffit pourtant par on ne sait quel miracle, la fleche lui transperça le flanc gauche, legerement, mais assez pour sentir la morsure et le sang couler. Sa reaction fut rapide, il resta un instant debout puis posa un genou a terre tout en se comprimant la blessure de sa main deja pleine de sang.

    Il n'y a plus rien à voir, reprenez vos activités !!!
    .. juste du sang...

    Il eut un sourire sans trop faire attention à ce qui l'entourait. La blessure aurait pu être bien plus grave pourtant cela le troublait. Il avait deja été blessé mais sa réaction était toujours la même: la tete qui lui tournait, une envie de vomir. L'habitude n'était pas un remède efficase contre le degout du sang, en particulier le sien. C'était etrange d'ailleurs, il pouvait soigner la blessure de n'importe qui en se concentrant un minimum mais des que c'était la sienne, il perdait tout son self controle. Une vrai tart !

    Jaime finit par lever les yeux et esquisser un nouveau sourire. Il se redressa et chercha du regard l'attaquant près à en découdre encore une fois. Le sang le perturbait enormement mais s'il le voulait, il pouvait encore combattre. La force ou la magie de la survie et de cette envie de se battre. C'est alors qu'il comprit qu'Anton était là, qu'il venait probablement de lui sauver la vie et qui s'approchait de lui le visage dur mais inquiet. Ce regard qui en disait long, qui disait un " je te l'avais dis", un regard qui fit rire Jaime. Ce dernier posa une main sur l'épaule de son ami qui signifiait un " j'ai bien recu mais si t'étais arrivé plus tôt t'aurai vu la raclé que je lui mettais " .

    Ça va aller Jaime ? Il faut aller faire soigner ça, Aïdan va s'occuper de toi. Qu'est ce qu'il s'est passé au juste ici ?

    Moi oui ... mais pas mon t-s ... ( il enleva sa main afin qu'Anton puisse admirer le spectable qui s'empressa de la comprimer) Tu crois qu'Aidan sait coudre?

    Sur ce il se mit à rire. Non non ce n'était pas le sang qui lui faisait cet effet là, c'était.... lui tout simplement. Il est de ce genre là, à dedramatiser tout, tout en sachant qu'il avait des problemes avec son propres sang. Anton, heureusement avait l'habitude bien qu'il n'appreciait pas toujours... voire rarement !

    Si je reponds à ta dernière question, tu vas me laisser croupir ici et ce serait bête..... bon ça va je peux marcher seul, je m'habitue...

    Sur ce il fit quelque pas et redressa a nouveau la tete pour voir Paul se redresser grace au harpon, sortir un couteau et appeler son souffifre qui arriva armé d'une fourche.

    Je rêve.... J'aime pas dire ça mais tu avais raison... il est completement malade !
    Vous serez deux à rotir ce soir !
    Quel menu équilibré ! et très digestif en plus... merveilleux !

    Sur ce, oubliant sa blessure et le sang - son sang- qui coulait, il s'élança contre Paul. Commenca alors un nouveau combat....

    [ Je te laisse t'amuser XP , fais moi participer si tu veux ça me derange pas au contraire ^^, j'ai pas le temps de faire plus long donc a mon prochain post je decrirai aussi nos combats si tu veux ^^ ]
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MessageSujet: Re: Pour la survie d'un être courageux... [ Anton K]   Mer 15 Sep - 23:11

    Inlassablement à chaque fois qu'il voyait Paul, revenait la même question dans son esprit: Qu'est-ce qu'il le différenciait de lui ? Anton savait d'expérience qu'il n'était pas un modèle d'équilibre, et que psychologiquement parlant, de nombreux traumatismes l'avait poussé à user de bon nombre de mécanismes de défense à tel point que son esprit était à présent impénétrable. Mais était-ce suffisant pour y voir une différence ? Il n'était loin d'être sain d'esprit et pourtant, il ne tirait pas sur tout ce qui bouge sous prétexte qu'on aurait défié son autorité. Peut être était-elle là la différence ... Il ne pouvait en juger, on avait tous sa manière de décompenser. Néanmoins, Paul devenait un sujet des plus dangereux, autant pour lui que pour son entourage. Instable, la raison n'avait aucune emprise sur lui et son raisonnement, un casse-tête sans fondement. Un labyrinthe dans lequel il se serait perdu, ne faisant que courir encore et toujours sans mettre de stratégie en place, d'issues de secours. Non, il s'enfermait dans son délire sans faille, ne laissant à personne le loisir d'en comprendre ne serait-ce que sa finalité. Il l'en avait déjà entendu tenir des discours dénué de sens, ou alors en avait-il un que lui seul comprenait. Des incohérences, des incompréhensions et autant de contre-sens parsemaient son monologue sans la moindre suite logique dans les idées. Il se désolidarisait du modèle typique de humain dit « normal » devenu pour lui trop difficile à suivre. Et Anton ne savait ce qu'il fallait faire dans de pareils cas. Riposter face à l'attaque, mais si alors la conscience s'en est allée, comment faire face pour que la notre n'en soit pas entachée. Si agir à la réciproque n'était plus une preuve d'auto-défense, il ignorait la manière de réagir sans passer lui aussi pour un excessif. L'impulsivité et l'agressivité lui ayant toujours fait défaut, il ne parvenait à garder son calme dans pareille situation. On sentait très bien la nervosité dans son ton, et la dureté dans ses propos. Parce qu'on ne pouvait rien voir d'autre le concernant. Anton, c'était ainsi qu'on le définissait. Glacial et amer, impatient et torrentiel. Et une telle description ne le dérangeait pas. Parce que c'était ainsi qu'il maitrisait son environnement. Il n'était en rien son produit mais bien l'inverse. Il modifiait son environnement comme il l'entendait, ne montrant que ce qu'il voulait que l'on voit. Et en cela, il maitrisait son univers.

    Toujours aux côtés de Jaime, Anton tente au mieux de lui porter secours, mais tant qu'ils seront dans cet enclos, il était impossible d'énoncer le terme de sécurité comme valeur sure. Jaime posa une main rassurante sur son épaule, significative de son manquement d'inquiétude et de sa relativité face à la situation, bien que sa plaie n'était pas belle à voir, remarqua t-il lorsque le traqueur retira sa main pour lui laisser le champ libre. Face à tant d'exaspération, Anton secoua la tête, persuadé de ce que devait penser Jay à ce moment précis. Il ne pouvait pas s'empêcher de dédramatiser sa condition alors que c'était bien de lui qu'on était en train de parler et non d'un autre pouvant se trouver dans une situation plus grave que la sienne.

    – Si Aïdan sait coudre … Je l'espère pour toi.

    Anton ne doutait pas des capacités de son petit frère. Il lui faisait entièrement confiance et savait de quoi il était capable. Et quand on parlait de son travail, il n'y avait pas meilleur que lui. Là où Anton excellait sur une plaine désertique ou au milieu d'un champ de cannibales, Aïdan le faisait avec en main un fil et une aiguille. Il avait sauvé un nombre inquantifiable de personnes depuis qu'il mettait ses compétences à profil et il y avait de quoi être fier, là où Anton enchainait les actions peu recommandables et loin d'être glorieuses. Jaime reprit alors la parole, teintant à nouveau ces propos d'un élan de courage et de conviction, comme si rien ne pouvait venir à bout de son mental d'acier. Il riait par instant là où Anton ne voyait de quoi rire. Mais il était comme ça Jaime au grand dam du traqueur.

    – Bien sûr, comme tu es en état de courir un marathon là tout de suite …
    Lui dit-il avec désappointement.

    Se relevant Jaime prononça ses mots sur un ton des plus décontractés mais qui parvinrent cependant à mettre Anton en alerte, se relevant également pour faire volte face. Il surprit alors Paul se relever et sortit un couteau, appelant par la même occasion du renfort.

    – Super …..

    Anton aurait pu se glorifier des paroles de son pote mais la situation ne s'y prêtait guère face à tant de détermination à leur faire la peau. Jaime cependant réussit à en placer une, redoublant de répartie augmentant d'un cran l'irritation des assaillants. Ne laissant pas la situation s'aggraver, Jaime se rua sur Paul, inhibant totalement la douleur qu'il ressentait, ce qui impressionna durant une seconde Anton avant qu'il n'ait affaire au sous-fifre de Paul armé de sa fourche. Un nouvel affrontement éclata. Anton se retrouva vite au sol à se débattre de son mieux. Les images défilaient à une vitesse éclair devant ses yeux, mais toujours du même cliché. Cet enragé d'inconnu. Et après ils osent dire que c'est leurs chiens qui ont la rage. Reprenant le dessus, il parvint à désarmer son adversaire, usant du poing pour le désorienter. Manque de chance l'assaillant lui envoyant un crochet du droit et l'atteint à l'arcade, du sang en gicla lui occasionnant une certaine douleur. En infériorité face à son adversaire, il tenta d'inverser la tendance se remettant sur pieds, dansant avec lui. Il était impossible pour Anton de s'occuper du cas Jaime pour l'instant, tentant de mettre fin aux hostilités le plus possible, mais souhaitait de tout cœur qu'il s'en sorte mieux que lui. Mais bien qu'il se disait prêt à affronter tous les dangers même blessé, il savait qu'il devait morfler plus que lui. L'autre face à lui balançait ses attaques trop rapidement et trop brusquement ratant sa cible, et donc se fatiguant plus vite. Anton attendit que l'occasion rêvé se présente et contra sa défense l'amenant au tapis. L'homme s'écroula au sol. Le traqueur ne lui laissa pas une seconde de répit, et revint à la charge jusqu'à ce que son poing ne frappe qu'une matière molle qui m'impose plus aucune résistance. Se relevant alors, l'homme au sol hs, il se tourne brusquement pour savoir où en est Jaime.

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MessageSujet: Re: Pour la survie d'un être courageux... [ Anton K]   Ven 17 Sep - 16:31

  • Anton secoua la tête, comme prévu il se désespérait totalement des réactions "minimalistes" de Jaime. A croire que sa propre vie n'était pas bien importante. Du moins, c'est ce qu'on pourrait penser en voyant la désinvolture du traqueur, pourtant il aime vivre, il aime sa petite vie bien qu'elle pourrait être nettement mieux si seulement il n'était pas né à cette époque mais plutôt dans les années 1970. Il donnait l'impression d'être d'un moral d'acier qui n'avait peur de rien ni de personne. Hors, comme tout le monde ici, il avait peur et c'était sûrement cette peur là qui faisait qu'il était encore en vie à ce jour. La peur fait faire bien des folies mais elle offre une adrénaline importante lorsqu'on sait l'apprivoiser. Si ce n'est pas le cas, elle paralyse. Et ça, c'est facteur de mort assurée. Après tout il aurait pu sauver sa mère si la peur ne l'avait pas paralysé.... m'enfin pourquoi parler d'un passé dont il ne se souvient même pas? A rien. On est d'accord.

    Si Aïdan sait coudre … Je l'espère pour toi.
    Moi, je l'espère pour mon sweet....

    Il eut un sourire et l'offrit à Anton avec ce petit regard taquin dont il avait le secret. Il posa a nouveau sa main sur son flanc et ravala un grognement de douleur puis regarda sa main pleine de sang. Il eut un haut le coeur un instant, avant de secouer la tête. Tout allait bien. Enfin... tout dépend comment on voit les choses.

    Bien sûr, comme tu es en état de courir un marathon là tout de suite..
    Je peux même te battre..

    Il lui lança un grand sourire qu'il effaça en se tournant vers Paul. Anton était un brave mec qui en avait vu des vertes et des pas mûrs et qui n'était pas du genre à beaucoup plaisanter. En fait, il était ce qu'on peut qualifier de mec asociale pourtant Jaime ne pouvait le considérer que comme un ami. Ils avaient beau être véritablement très diffèrent l'un de l'autre, il se rapprochait pas un lien indéfinissable que seuls eux pouvaient percevoir et presque comprendre. Une entente tacite en quelque sorte...

    Super …..

    Un mot pour une fin? Non voyons... pour un nouveau commencement, qui sait? Il eut un sourire et se jeta sur Paul pour la deuxième fois en moins d'une heure. Cela deviendrait-il une routine ou arrivera t il a mettre fin à cela avant que l'un d'eux ne meurt? S'il ne souhaite pas quelque chose c'est bien de voir mourir Anton a cause de lui. Car après tout si Jaime mourrait il ne pourra s'en prendre qu'à lui même et acceptait cela sans rien dire, or si Anton perdait.... il s'en voudrait probablement toute sa vie.

    Uoutch...

    Il recula en titubant. La tête lui tournait et sa blessure le lançait inlassablement à croire qu'elle faisait tout pour le déstabiliser. Enfin, il faut dire qu'un coup de poing envoyait juste sur la plaie n'était pas très fair-play et n'arrangeait en rien la douleur qu'éprouvait Jaime.
    Le traqueur recula encore tout en regardant le combat qui se jouait à son coté, Anton n'était pas vraiment dans une bonne posture mais Ja' avait une grande confiance en ses capacités de combattant, nul doute qu'il parviendrait à maîtrise son assaillant tôt ou tard. L'homme se fatiguait trop avec des attaques trop rapide et pas assez efficaces... Anton l'avait sûrement remarqué lui aussi.

    #Bim#

    Le couteau rentra dans la taule juste derrière Jaime qui avait paré l'attaque un peu tardivement mais assez tôt pour ne pas souffrir d'une nouvelle plaie. Paul ne lui laissait aucun répit, ce que Jaime aurait fait probablement si la situation avait été inversé. Enfin, non. Jaime n'aurait pas persiste et n'aurait pas essayé de tuer un ex membre de la sécurité et ex membre de la task force. En réalité, la situation inverse ne peut même pas être envisageable. Jaime n'étant pas Paul. Paul étant un con depuis le berceau et Jaime étant ce qu'on peut dire un mec normalement constitué.

    Le traqueur lui attrapa le poignet tenant le couteau, le vrilla sur la droite. Utilisant la force de son adversaire contre lui, il le fit tourner et retourna son poignet près du corps de Paul si bien que la douleur ressentie au niveau du poignet lui fit faire un saut en arrière. Il tomba a terre avec un grognement. Jaime en profita pour lui envoyer un coup de pied en plein dans les cotes. Malheureusement son pied le plus puissant étant le droit, il ressenti une vive douleur à cause de sa blessure et il tituba en arrière ce qui laissa le temps à Paul de se relever.

    Le beau brun se comprima la plaie de la main comme si cela pouvait changer quelque chose et évalua la situation. Anton se battait toujours mais il en aurait probablement bientôt fini, quant à lui et bien.... il ne pouvait pas vraiment utiliser ses membres droit sous peine de ressentir une douleur trop grande pour être occulté et ce même avec toute la volonté d'acier dont il pouvait faire preuve. D'autre part, il perdait un peu trop, voire beaucoup trop de sang en gesticulant ainsi et cela n'engageait rien de bon. Il devait donc mettre fin à ce combat d'une manière ou d'une autre très rapidement avant de tourner de l'oeil et de se laisser embrocher comme un débutant. Il regarda rapidement autour de lui et pu constater que le vieux Paul avait récupéré son couteau et le maniait avec beaucoup moins d'agilité que précédemment. Comme quoi, un bon coup bien plaçait ne pardonnait pas et l'âge non plus. Paul était vif et endurant cependant il était plus âgé et cela se ressentait. Le premier combat fut long et assez éprouvant, en recommençait un autre n'était pas forcement l'idée la plus lumineuse dont il avait été doté.

    Tu vas crever salopard.... je savais la première que je t'ai vu que tu n'étais qu'une vermine. Après tout, tu venais des grottes.... qui sait ce qui a pu t'enfanter?! Une charogne? Oui c'est probable, on t'a laissé crever après tout.... enfin ils ont essayé mais manque de bol, l'autre t'a trouvé.... Orphelin amnésique...

    Jaime ne put que grogner en première réaction. Il ne voulait pas se laisser aller à la rage. C'est ce que Paul attendait.

    Je préfère encore ma situation a la tienne... après tout tu t'es fait virer de la Task force si je me souviens bien .... trop... vieux c'est ça? Et un peu trop important? Remarque c'est pas plus mal pour toi... tu n'aurais pas tenu 2 jours...

    Ce fut autour de Paul de grogner. Jaime mentait, Paul aurait pu tenir aussi bien que lui dans la Task Force, il était doué. Il n'avait pas vraiment eu vent du motif du renvoie mais il était fort possible que l'âge avancé de l'homme fut un frein. Qui sait si dans des situations vraiment critique il pouvait agir convenablement et éviter de se laisser entraîner par la rage de sa condition? Il n'y avait qu'a voir sa réaction actuelle pour faire vite le calcul.

    Paul s'élança arme à la main et visa le coté gauche afin, sûrement, de paralyser Jaime ou du moins de limiter ses mouvements. Mais ce dernier avait prévu l'attaque, Paul n'était pas dur à analyser, et para le coup en lui envoyant un crochet de droit sous un supplice de douleur qu'il éjecta dans un coin de son cerveau. Il ne lui fallait que quelque minutes.... juste un peu de temps pour pouvoir le mettre K.O. Et il avait besoin de ne plus penser à la douleur. C'était en clair sa seule solution.

    Une fois Paul déstabilise, Jaime lui enchaîna plusieurs coups de poings, puis le désarma avec pression sous le coude. Une fois l'arme au sol il lui assena un coup de genou dans les rotules et enchaîna avec une attaque paralysante. Jaime lui attrapa la main, la vrilla et sous une impulsion envoya valdaguer son assaillant. Il vit du coin de l'oeil qu'Anton finissait d'achever son opposant ce qui le fit sourire. Le vieux revint avec le harpon cette fois dont il se servit comme d'un bâton. Jaime évita plusieurs coups tout en essayant de riposter puis se retrouva bloquer contre le grillage. Il grimaça. Paul lui envoya l'arme en plein sur la blessure ce qui eut pour effet de faire tomber Jaime sous la douleur. Il se retrouva assis sur le col contre le grillage une main sur la plaie. Il n'avait pas réussi à repousser la douleur cette fois ci.

    t'es fichu !

    A ce moment là, il vit le petit chien se jeter sur Paul et lui mordit le mollet droit. Profitant de ce moment de confusion, il focha les pieds de son attaquant qui retomba lourdement sur le sol et utilisa le harpon comme stabilisateur. En effet, Jaime retourna Paul et lui immobilisa les bras "autour" du bâton. A son moindre mouvement de protestation il n'avait plus qu'a appuyer sur le bâton ce qui calmait tout dessuite l'ancien soldat.

    Tu vois.... il faut toujours rester sur ses gardes...

    Sur ce, il s'affaissa. La douleur revint en force dans son esprit et son corps tandis qu'il remarquait le sang rependu sur le sol et ses vêtements. Il tourna de l'oeil et tenta de se ressaisir essayant de se raccrocher à quelque chose de réelle. Jaime n'était pas médecin et c'est sûrement pour cela qu'il avait sous estimé sa blessure... ce n'était en sommes pas qu'une simple égratignure. A cette simple pensée il grimaça et tomba sur le coté.

    Le chien qui avait a nouveau disparu, reparu et lui donna des coups de pattes tout en le reniflant. Près de lui, Anton l'appelait. Jaime sourit. Il n'y avait pas de soucis... pourquoi s'inquiéter, ce n'était rien... une blessure comme tant d'autre non? Non!? Et bien tanpis...

    tu t'es bien défendu Anton, attend que je me lève et se fait une petite bagarre....

    Il essaya de rire mais cela resta bloqué quelque part. Jaime s'allongea mieux et essaya de retrouver un peu de contenance, le surplus de douleur passé, il arrivait a la calmer mais il sentait qu'il avait perdu un peu trop de sang et que de ce fait il ne pourrait malheureusement pas se battre tout de suite avec son ami.

    Il m'a pas loupé le vieux...


[ dsl c'est vraiment pas terrible U_u ]
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MessageSujet: Re: Pour la survie d'un être courageux... [ Anton K]   Lun 27 Sep - 23:43

Qui avait -il de plus important si ce n'est ce combat pour la vie, cette lutte pour préserver encore un peu de souffle pour succéder au jour présent, un lendemain. Y avait-il quelque chose de plus considérable que cette simple idée ? Au premier abord, c'est ainsi que l'on pense tous, globalement c'est le pourquoi tous les jours on subsiste. Mais quant alors, on sent la fin proche, quand on sait éperdument que le chemin que l'on emprunte ne mènera pas à la lumière et que malgré tout on en fait le choix, que ce passe t-il de différent ? Pourquoi subitement quand sonne son heure, tous ces espoirs un jour fondés ne deviennent que poussière, renaissant de leurs cendres pour se porter une dernière fois sur un être cher, une consécration que de se dire que lui continue de vivre, un bénéfice pour le sacrifice d'une vie surtout si l'échange se trouve être concluant. Mais quand il n'en est rien, on n'est que dévoré par les regrets, les remords, mais aussi la haine et la peur. Tant d'émotions qui dévastent notre être à l'heure de mourir. On peut alors trouver notre fin stupide, insensée, triste aussi, mais surtout désœuvré par tant de soudaineté. Tout devient alors si simple, parfois, on se met à désirer quelque chose si fort sur l'instant, parvenir à l'accomplir avant que ne survienne la fin. Ou alors dans l'incapacité de tout mouvement, on s'accroche à ce que l'on peut, pour adoucir, se rassurer, se satisfaire de son sort sachant que rien n'y changera, que ce n'est que l'affaire que de quelques minutes, secondes tout au plus. On ne veut pas mourir, on se prend à le répéter longuement, dans l'espoir que cela influe sur notre misérable condition. La peur atteint son apogée, quoi qu'il advienne, on se retrouve seul face à nos démons.

Anton avait le sens du sacrifice, il ne serait pas à se demander quoi faire dans le cas où la survie d'un être cher dépendrait de la sienne. Il le savait déjà. Sa détention dans les enclos des cannibales lui avait permit cette prise de recul, pas qu'il dirait leur en être reconnaissant, le seul fait de demeurer où il est en cet instant, il ne le doit qu'à lui seul. Mais auparavant, il n'agissait pas avec tant de réflexion. La relativité n'était pas une valeur qui lui connaissait. Et peut être que dans le passé il se serait préoccupé de sauver sa peau avant celle des autres. Aujourd'hui, il était celui qui fermait la marche. Le derrnier de la longue file. Une position qu'il honorait de son mieux mais qui sommeillait en lui en secret, parce qu'il était essentiel pour lui de conserver l'image qu'on avait de lui dans le passé. Cet être froid et insensible, plus un soldat qu'un être humain, plus un robot qu'un individu. Et on se sentait ainsi bien mieux en sa présence que de le croire capable de sentiment et donc d'erreurs. Bien sûr, il continuait d'en faire, bien sûr il continuait toujours de sentir et ressentir, cependant, il préférait bien mieux être le symbole plutôt que l'humain en dessous. Bien moins préoccupant. Et en cela, il pouvait continuer de contrôler son environnement. Retrouver cette maitrise égarée. Cette régulation dans sa situation, une certaine stabilité dans tant de chaos, pour subsister au mieux ou plutôt voir subsister.
Il n'avait donc besoin de rien d'autre que ce qu'il préservait au mieux à ses côtés. Ces visages familiers, ces histoires communes comme individuelles. Ces souvenirs, ces déplaisirs mais aussi ces secrets et ces mystères. Se dire qu'il peut se laisser le temps de les découvrir à leur juste valeur. Prendre le temps dans un monde où tout presse. Parce qu'il ne voulait plus vivre dans l'urgence comme il l'avait fait, à ne pas savoir de quoi serait fait demain, ou encore s'il y aurait un lendemain. Attendre son jugement dernier qui se fait latent pour le simple plaisir d'entretenir encore plus ce désir tant convoité. Il ne voulait plus être la proie à tant d'empressement. Il voulait vivre pour vivre et non pour une course contre le temps, inutile. Parce qu'il sait ô combien la vie est éphémère et qu'il faut savoir l'apprécier pour ce qu'elle a a offrir et tant pis si ce n'est pas toujours pour le meilleur. Il saurait s'y faire.

L'affrontement d'avec le sous-fifre de Paul n'était pour Anton qu'une formalité. Mais une formalité d'un cout certain. Bien sûr rien d'insubmersible mais de tout de même conséquent, demandant de sa personne. Il fallait qu'il visualise un minimum, qu'il anticipe les possibilités qui s'ouvraient devant lui mais aussi qu'il envisage celles qui s'offraient à l'autre. Une anticipation telle qu'il ne pouvait pas toujours avoir l'ascendant. C'est ce qui lui occasionnera quelques points de suture une fois rentré à la Cité. Mais trop se faciliter la tâche serait si décevant. Face à ce qu'il avait connu dans le passé, il se satisfaisait de son sort. Ce qui ne nous tue pas, nous rend seulement plus …. bizarre. C'est un fait avéré. Anton était loin de ressembler à monsieur tout le monde. Il ne voudra pas froisser ces gentils gens, mais il a toujours prôné la différence quelle qu'elle soit. Il n'appartenait à aucun des modèles de formatage qu'on pourra voir ou connaître. Rarement sympathique, il ne viendrait pas vous faire la conversation parce qu'il pressent que vous êtes la proie à un ennui mortel. Encore faudrait-il que vous attiriez son attention. Il ne s'attarde que là où il juge utile de le faire. Tout le reste n'est que foutaises. Parce qu'il dirige sa vie tel qu'il entend et que les seules leçons qu'il retient ne sont que celles que se charge de lui donner la vie. Et il juge être arrivé à un quota plutôt bon dans ce sens-là, ce n'est pas pour autant qu'il rêve de latence, et de paix.

Le combat prit fin, à son avantage. L'emportant sur l'individu aliéné dans sa rage sans vraiment savoir pourquoi, Anton se releva, porta une main au dessus de son œil pour stopper l'hémorragie qui lui donnait une migraine de tous les temps. Regardant autour de lui, Paul au sol, neutralisé, il surprit alors Jaime à quelques mètres de lui, en très mauvaise posture. Il accourra vers lui inquiet de l'état de son ami. Remarquant alors le petit chien qui veillait à ses côtés, Anton s'interrogea. Peut être que ce petit être était la source de tant de discorde. Et connaissant Ja', il ne serait pas étonné. Toujours à plaider la juste cause, celui qui rentrerait avec un titre de noblesse, c'était Jaime tout chié ça. Défendant vaillamment les valeurs qu'il jugeait honorables, et Anton ne pouvait le lui reprocher, c'était admirable, sauf bien entendu quand ce dernier mettait sa vie en danger. La donne n'était soudainement plus la même. S'accroupissant à ses côtés, il jeta un coup d'œil à sa blessure qui n'était pas belle à voir. Se munissant d'un bout de chiffon accroché au grillage, qui faisait office de drapeau ou du moins ce qu'on pourrait qualifier comme tel, et le serra autour de sa taille tel un bandage de fortune pour contenir la plaie. Jaime toujours fidèle à lui même, ironisa la situation. Sauf que cette fois, cela n'avait rien d'une blessure sans grande importance, ce qui inquiétait doublement le traqueur.

– Ouais on verra ça une autre fois, tu veux bien …

Passant son bras autour de ses épaules, il l'agrippa fermement sur le flanc gauche pour parvenir à le mettre sur pied en douceur.

– T'es prêt ?
Lui dit-il déterminé.

Ne lui laissant pas le temps d'y réfléchir trop longuement, il prit appel sur le sol et souleva Jaime lentement pour lui éviter une douleur de plus, et pour aussi le garder le plus longtemps possible conscient. Pas pour dire mais Anton avait moyennement envie de se taper le chemin du retour, le traqueur sur son dos.

– Tu l'a dit, il ne t'a pas manqué, l'enflure. Dis, tu te sens le retour, n'est-ce pas ?

Le soutenant vigoureusement, il l'entraina alors loin de ce taudis et loin du forcené qui en faisait son domaine. Passant à ses côtés, Anton jeta un regard des plus mauvais. Il était loin d'en avoir finir avec lui. Ce qu'il venait de faire en cette matinée ne s'estomperait pas de la mémoire du traqueur de sitôt. Voyant le petit chien le regarder fixement, il le siffla claquant sa jambe pour le faire rappliquer. Jaime aurait surement besoin d'un compagnon pour surveiller ses arrières, et Anton ne sera que plus ravi que de savoir qu'en son absence, il ne prend aucun risque … disons disproportionnés.

!!! RP TERMINE !!!

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Pour la survie d'un être courageux... [ Anton K]

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