Man Hunt

Quand l'homme chasse l'homme...Votre instinct est votre seul salut!!
 
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 Madison Paige « We are not brave if we don't bleed »

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Missives : 28
Date d'inscription : 04/05/2010
Age joueur : 26
T'es où? : In the Downtown, when I'm not hunting down a prey...
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MessageSujet: Madison Paige « We are not brave if we don't bleed »   Lun 10 Mai - 19:20

Votre passeport




●●● Madison Paige
Feat Emma Stone.
« The fields are filled with desires, all voices crying for freedom. »


**______*Montrez votre laisser-passer !!*


Votre niveau RP
[ ] TRES BON [X] BON [ ] ASSEZ BON [ ] NORMAL

Age : 22 ans.
Groupe : Cannibales.
Occupation: Chasseur pour la horde de Caïn, son rôle étant de ramener un maximum de bétail pour les enfermer dans les enclos du camps.
Caractère : Fière – Déterminée – Sensible – Efficace – Intelligente – Tourmentée – Arrogante.
Ses faiblesses : Considérez cela comme une faiblesse ou non, mais au sein de la Horde, c’en est une. Ces larmes qui chaque fois roulent sur ses joues, ce dernier rempart d’humanité qui l’opprime lorsqu’elle tue un humain, une sensibilité qui n’a pas sa place en ce monde. Ça, Madison n’est pas une bête sanguinaire. Juste une femme dont la fidélité et la reconnaissance ont conduit dans cette impasse, un chien-loup sous les ordres de Caïn. Et si cela venait à se découvrir, elle signait son arrêt de mort.
Particularité : La meilleure dans son domaine.


TEST RP


    There is this whisper in me.
    Since the wind stopped talking to me.

    Un souffle.
    C’était un souffle rassuré qui s’échappa des lèvres de Jude, dans un demi-sourire. Ethan connaissait son affaire, cela devenait évident. Du peu d’informations qu’elle était parvenue à récolter au sujet de ce cher ténébreux, sa spécialisation était celle qui revenait le plus. Un incroyable chasseur de vampire, hein ? Désormais, elle acceptait volontiers d’y croire. Ce qui était stupide, en soit. Elle n’avait jamais cru en personne, du moins, à deux exceptions près, et encore, les individus en question avaient fait leur preuve. Pour qui se prenait-elle, pour juger des gens à leur ton ? Elle-même savait que tous n’étaient pas ce qu’ils prétendaient être, que ce soit sciemment ou non, que la comédie et ses masques se jouaient de ce monde, de ces milles visages dont on ne connait jamais le véritable fond. Elle le savait et cela ne changeait rien à l’impression de confiance qui l’habitait. Mais en même temps, elle se sentit envahie pas une sorte de malaise qui jusque là, lui était encore inconnu, du moins croyait-elle. Depuis quand pouvait-elle se sentir rassurée, auprès d’un chasseur, avec cette aura malsaine qui l’oppressait, accent british ou pas, professionnel ou non ? Elle resta quelques instants, immobile, laissant le doute planer, doucereusement, les souvenirs volubiles venaient à elle, la frôlaient, pour s’estomper aussitôt, sans qu’elle ne pût parvenir à mettre le doigt sur ce qu’elle éprouvait à cet instant précis, dans ce douceâtre mélange de sensations au fond d’elle.

    D’un léger mouvement de tête, elle chassa ses pensées.
    Elle préféra se concentrer sur les mimiques d’Ethan, sur son invitation muette pour qu’elle lui allume sa cigarette. Un sourire en coin à son tour, elle se pencha légèrement vers lui, tendit le Zippo qui avait appartenu à sa mère, et alluma leurs clopes respectives, éclairant légèrement leurs visages proches de la flamme orangée, faisant durer l’instant de toute la sensualité dont elle était capable, sans en avoir pleinement conscience. Il y avait quelque chose d’apaisant dans cette proximité qu’elle appréciait, mais ne comprenait. C’était au-delà de toutes les perceptions dont elle était capable, bien au-delà de ses talents, de son intuition pourtant rodée. Réalisant qu’elle jouait –un fois de plus, elle se recula, sans un mot, sans un regard, rompant l’instant. Le Zippo reprit sa place initiale.
    Son regard se perdit quelques instants dans les volutes de fumée et leur course fascinante, tandis qu’elle se délectait d’une longue bouffée de nicotine. À croire qu’elle en avait vraiment besoin, de cette maudite clope. Enfin, si elle était nocive pour la santé, elle serait morte bien avant qu’elle pût en sentir le moindre effet.

    « Merci. »

    C’était un ton assuré et enjôleur, un remerciement qui concernait aussi bien la cigarette que ses affirmations de l’expert en la matière. S’il assurait que la bestiole à la gueule pleine de croc resterait encore un moment, Jude voulait le croire, et se détendit quelque peu, sans pour autant relâcher son attention. D’un autre côté, Jude se maudissait, pour son fond craintif, alors qu’elle s’efforçait de se donner des airs de dur. Elle n’était plus tellement une débutante, cela faisait quelques années qu’elle s’était lancée dans le métier, qu’elle cherchait sans cesse une solution, qu’elle enchaînait les petits boulots et les chasses. Pourtant, elle continuait à se reposer sur les autres, en proie de sa malédiction et de sa faiblesse. Comment pouvait-on être un chasseur, si l’on manquait de souffle ? Si on ne pouvait rivaliser en force avec les créatures dont on faisait ses proies ? Si on était sonné au moindre choc, souffrait d’une fracture au moindre coup ? C’était toutes ses appréhensions qui faisaient de Jude un individu si instable, indécis, qui craignait la chasse au plus profond d’elle-même mais qui se donnait corps et âme dans son métier, car sa vie en dépendait. Curieux personnage, me direz-vous.

    Allez, Judy, il est temps de te reprendre.
    Elle finit son verre cul sec, en espérant que l’alcool lui redonnerait un peu du poil de la bête. Non pas qu’elle souhaitât sombrer à nouveau dans sa mauvaise humeur, seulement se réveiller un bon coup et ne pas agir comme une gamine perdue. Elle était faible, d’accord. Mais sa malédiction lui conférait un don, et ce don un avantage non négligeable. Elle pouvait anticiper, esquiver, se servir de ce don en se concentrant suffisamment pour échapper à ses ennemis. L’exemple des fantômes était plus frappant encore : elle pouvait trouver ce qui avait été négligé, une sortie, par exemple. Pourquoi, malgré la mort qui s’accrochait à elle, malgré ses acolytes qui trépassaient sans qu’elle pût y faire quoi que ce soit, elle survivait toujours ? Longtemps, elle avait pensé que c’était de la chance, ou bien que sa malédiction la protégeait d’une façon ou d’une autre pour que son origine –ô combien mystérieuse !- eût un jour l’occasion de se délecter de sa souffrance ultime, se délecter de son dernier souffle, pourtant convoité. A nouveau, elle tira une longue taffe sur sa cigarette, presque sensuelle dans son acte quotidien, puis elle s’accouda à nouveau au bar, faisant face à Ethan, pour de bon, ce coup-ci puisqu’elle cala ses pieds sous le siège de ce dernier. Lentement, elle ramena une mèche rousse derrière son oreille, le scrutant de ses prunelles émeraude où brillait un éclat de curiosité.

    Elle se doutait qu’il espérait qu’elle ne lui posât aucune question. Que le mystère demeurât mystère, que les douleurs de chacun furent à jamais enfouies au plus profond de l’âme. Mais ce n’était pas le cas. Jude n’avait d’yeux que pour son univers, elle se délectait toujours autant de son égoïsme borné, et n’avait cure des souffrances de chacun, la plupart du temps, en tout cas. Elle méprisait le genre humain comme elle avait souvent été victime de ces regards empreints de dégoûts, elle ne faisait que refléter tout ce que l’existence avait ancré en elle, comme une sculpture façonnée à l’image de son créateur. Ou d’un déchet.
    C’était une curiosité dévorante et furieuse, une question qui brûlait les lèvres, qui occupait l’esprit aussi. Car après tout, ils avaient du temps à tuer, n’est-ce pas ?

    « Dis-moi, ta spécialité te viens d’où ? … Si ce n’est pas trop indiscret. »


    Elle a reprit son air mystérieux et taquin, un sourire avenant. Évidemment, il ne se fait pas d’idées. Peu de Hunter se laissaient aller à de tels aveux, dévoilant leur passé et l’origine de leur haine du surnaturel. Quant à Jude ? Elle répondait toujours la question : comment une personne douée de ses perceptions pouvait-elle laisser ces choses se balader à leur guise ? C’était tout bonnement impensable pour quelqu’un qui pratiquait la chasse, cela, la rouquine l’avait bien compris. L’excuse toute trouvée, pour ne pas avouer qu’une malédiction la rongeait de l’intérieur, que sa faiblesse n’était pas innée, qu’elle contemplait chaque nuit l’épée de Damoclès. En même temps, seules les personnes qui la connaissaient vraiment avaient pu noter des changements chez la jeune femme. Et il y en avait peu, des individus qui pouvaient prétendre à pourvoir se poste. À croire que la solitude faisait aussi parti de son lot de malheur, mais cela encore, jamais Jude ne l’avouerait.
    You can say it.
    I’m a slut, I’m underhand.
    But you like me like that, isn’t it ?


Et toi? Qui es-tu?


    Votre pseudo et/ou prénom : Hm... Je crois que les gens d’ici me connaissent via Jude, mais sinon, c’est Meow.
    Age : 18 ans.
    Présence moyenne sur le forum sur 7 jours: Bah, sept, même si je ne RP pas tous les jours xD
    Que pensez-vous du forum globalement? : Héhé, pourquoi suis-je la première inscrite ? Non, sérieusement, il a un excellent potentiel, j’espère qu’on pourra l’exploiter à fond.
    Comment l'avez vous connu ? : Momo =P
    Que pensez-vous du design ? : Sombre et adéquate, quoi que les nouveaux messages ne sont pas très visible. Ah, et les boutons d'éditions, je suis pour les changer !
    Commentaires, Suggestions ?: Nope !
    Avez vous lu & signé le règlement ? : Yup !


Dernière édition par Madison Paige le Jeu 13 Jan - 15:26, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Madison Paige « We are not brave if we don't bleed »   Lun 10 Mai - 19:38

|| Histoire ||




    « I was born of the womb of a poisonous spell… »
    L’horreur des grottes.
    L’entassement, atmosphère étouffante et hostile. Madison n’était qu’une petite fille au milieu de tout ça, sauvage et farouche, qui ne devait sa survie qu’à sa capacité à se faire oublier aux moments opportuns, à trouver quelques individus pour le prendre en pitié… Même si ces derniers ne vivaient en général pas assez longtemps pour qu’elle pût un jour s’y attacher.
    Elle ne savait pas ce qu’elle faisait là. Elle ne connaissait pas ses parents, elle n’avait aucun souvenir de sa petite enfance. La seule chose qui s’imprimait en elle à jamais était le sens du mot « survie », ravageant toutes les bases de l’humanité, sauf une : la compassion. Elle faisait tout pour protéger cette part de bonté en elle, d’épargner à son trésor la laideur des grottes.
    De ses yeux d’enfants, tapie dans les Ténèbres, elle observait. Pourquoi ce monde ? Pourquoi cette vie ? Pourquoi les rayons du soleil n’étaient-ils qu’un mythe lointain, l’existence pareille aux tréfonds des enfers, les humains des êtres malsains qui se jetaient les uns sur les autres, affamés et répugnants ? Tout ceci était vain, là, au fond du gouffre, de la mélasse fétide et infecte, à ramper, réduits à se comporter comme des rats dans l’océan putrescent.

    « Beaten and broken and chased from the lair… »
    Pendant quelques années peut-être, Madison connut le bonheur.
    On disait que l’innocence était encore une vertu présente chez les enfants. C’était peut-être la raison pour laquelle Madison se sentait si rassurée en présence de deux de ses amis, à peine plus âgés qu’elle, Erick et Ian. Ils se faufilaient dans un recoin des grottes inaccessibles pour des personnes de taille adulte et passaient leur journée dans ce microcosme loin des horreurs de leur quotidien. Ils fuyaient dans un monde fantastique à leurs yeux, se passionnaient pour les histoires et contes mirifiques, si loin de la réalité qu’ils parvenaient à imaginer l’odeur d’air pur par une matinée de printemps, à visualiser les grandes forêts de séquoias, les étendues glacées du grand Nord, à quoi pouvaient ressembler les monts enneigés en hiver et les grandes plaines sauvages, les océans furieux et les cieux par une journée ensoleillée. Des jeux qui peuplaient ensuite leurs songes, mais qui rendaient aussi la réalité plus vivante. Ils sauvegardaient un désir d’évasion impossible à satisfaire.

    Finalement, les enfants aussi étaient victimes de la faim. Ils partageaient ce qu’ils trouvaient, vivaient leur petite communauté idyllique sans se soucier de leur entourage, chapardaient à toutes les occasions possibles. Ils devinrent bientôt doués en la matière, prenaient des risques inconsidérés… Et un jour, Ian fut blessé. Il fallait s’y attendre, dans la mesure où les autres ne se laissaient pas voler impunément le peut de vivre qu’ils possédaient.
    Jamais Madison ne s’était sentie aussi oppressée dans leur espace réservé. Jamais l’odeur du sang ne lui avait parut aussi insupportable. Ian, le plus doux des deux garçons, était d’une pâleur terrifiante. Fébrile, il s’agitait dans son sommeil. Malgré tous leurs efforts, la plaie n’arrêtait pas de saigner, une hémorragie qui lui serait fatale, sans aucun doute. Madison se tourna vers Erick.

    « Il faut l’emmener aux adultes. »
    « Non ! On a plus rien à manger, ils le tueront ! »

    Et Erick s’entêta pendant un long moment, malgré tout ce que pût dire la jeune fille. Mais quand il parût évident que Ian allait y rester, l’aîné changea totalement d’attitude, comme corrompu par le monde du dehors, ramené à la réalité, glissant inéluctablement vers le monde des adultes, dans cette mélasse putride d’horreur dépourvue de moralité.

    « Il faut qu’on abrège ses souffrances. »
    « Quoi ? Non ! »
    « Il va y rester, si on l’amène aux adultes, ils le mangeront… »
    « Il faut le soigner, tu m’entends, Erick, le soigner ! »
    « On s’en nourrirait, je suis sûr qu’il préfèrerait cela. »

    Madison ramassa le couteau à la lame large, leur dernière trouvaille, un nouveau trésor parmi ceux qu’ils entassaient dans leur coin chéri.

    « Tu essaies de t’en prendre à Ian, et je te tue. »

    La détermination dans son regard, le désir de protéger ce qu’elle chérissait tant… Il n’était pas trop tard. Ils pouvaient encore le sauver. Les sauver, pour que tout redevînt normal. Mais non, Erick, mut par la folie ambiante de ce monde insane, ne recula pas. Tout se passa très vite, mais sans que Madison en eût vraiment conscience, la lame aiguisée s’enfonça dans la gorge de celui qu’elle avait toujours considéré comme un grand frère.
    Elle avait tout perdu.
    Elle pensait avoir versé toutes les larmes de son corps.


    « I was hung from the tree made of tongues of the weaks... »
    Observation.
    À nouveau, Madison contemple cette masse informe et infâme, constituée de rebuts de l’humanité. Mais pas comme avant. Maddy était détruite, brisée, une carcasse errante qui se nourrissait de cynisme. Une jeune presque adolescente qui philosophait sur sa situation actuelle, sur ce qui l’entourait. Ça, non, ils n’avaient pas l’air d’être heureux de survivre. Mais poussés par leurs instincts, ils étaient prêts aux pires horreurs. Ils n’étaient que des animaux entassés, s’abreuvant d’une source à la quantité tout juste suffisante pour tous, se penchaient pour avaler goulument cette eau qui les maintenait en vie, qui alimentait sans cesse la démence furieuse qui ravageait la Horde. Une Horde. Rien de prestigieux, oui. Juste bestial.
    L’homme était-il prédestiné à devenir ainsi ? À se dévorer lui-même ?

    Le mépris pour ces barbares ne faisait que grandir, alors qu’elle voyait leur chef, Caïn, qui avait naturellement tué son prédécesseur. Il dressait ses hyènes, les menaient à la baguette, conduisant tout ce beau monde à l’épique survie, plutôt qu’à une mort certaine et ô combien salvatrice. Son aversion se faisait plus glaciale encore, alors que ces chiens s’entre bouffaient, se battaient, luttaient inlassablement contre la faim inexorable. Mais le dégoût de Madison était bien plus révulsant encore lorsqu’elle réalisait qu’après tout, elle était de ces fauves, elle aussi. Elle mangeait la chair de ses congénères, se désaltérait avec la même eau prétendue pure mais qui les remplissaient d’insanité et de démence, elle survivait, se repliait dans cette existence asphyxiante et malsaine.

    « The branches were bones of liars and thieves... »
    Un jour, qui débutait comme tant d’autres.
    Du moins, supposait-on, car, comment s’assurer de l’avancée des astres, du jour ou de la nuit, dans les obscurs tréfonds des grottes ? Rien, absolument rien, tout n’était que relatif, les indications n’étaient pas assez nombreuses, l’énergie bien trop précieuse, les piles des montres épuisées depuis des années, l’extérieur trop intimidant, la crainte des radiations toujours ancrée en chacun. Donc, disons plutôt un cycle, entre les quelques heures de sommeil et l’errance. Madison se mêlait parmi ceux qu’elle n’appréciait guère, muette et critique, bien qu’elle ne pipât mot. Ces actes d’hypocrisie quotidiens lui permettaient de rester en vie. Participer à la vie collective, sagement, et elle pourrait vivre un jour de plus.
    Car en cette époque où les denrées alimentaires n’étaient plus que constituée de la chair de son voisin, Madison ne concevait pas vraiment les autres dangers, ceux qui ne touchaient personne en public, mais dont on entendait les échos dans le fonds des anfractuosités. Innocence, ou aveuglement ? Elle ne serait pas en mesure de le dire, même aujourd’hui. Néanmoins, sa vie allait basculer.

    Trois individus se présentèrent à elle, se prétendant amis, d’un ton un peu trop guilleret pour que cela fût un gage d’honnêteté. Méfiante, elle se hérissa dans un premier temps. Animal farouche, elle ne faisait que leur répondre sèchement, se rassurait au contact du couteau rangé à sa ceinture, prête à mordre, griffer, se débattre au possible, convaincue que son heure était venue. Était-elle inutile au point qu’elle servît de nourriture à son tour ? Qu’elle fût viande pour ses confrères, que la Horde la trahît après tout ce qu’elle avait vécu ? N’y avait-il aucun but à son existence, si ce n’était la futile finalité de ripaille ? Cependant, la politique de la survie se refusait à engraisser l’oie avant de la dévorer : un gâchis certain pour nos pauvres petites familles, qui se mettaient absolument n’importe quoi sous la dent. Ou presque.
    Naïveté et candeur enfantine malgré l’expérience de la vie qui rodait certainement Madison firent qu’elle trouva chez ces trois individus une forme de camaraderie, loin de l’amitié qu’elle avait jadis connu mais qui n’en restait pas moins un soutient bien plus réconfortant que son triste examen de la nature repoussante de l’humanité.

    La première erreur ?
    Baisser sa garde.
    Une leçon qu’elle n’oublierait pas par la suite. Elle partagea quelque temps leur quotidien, se satisfaisait des compliments, malgré la crasse et les conditions de vies totalement affreuses. Et si elle refusait tout contact, elle leur accordait tout de même un minimum de confiance, de discussions, un peu de son temps pour égayer son quotidien monotone dans la tendre obscurité. Un soir, seulement, alors qu’elle profitait d’un instant de solitude reposant, là, adossée à la paroi, qu’elle surveillait d’un œil mauvais les agissements de la Horde, ce fameux Liam, notamment, de huit ans son aîné et déjà aux basques de leur chef. Alors, seulement, le plus âgés de ses nouveaux « amis » vint la trouvé, lui demanda de le suivre, ce qu’elle fit sans trop poser de question. Quelle fût sa surprise lorsqu’elle se retrouva prisonnière entre les trois corps crasseux et répugnants, bien trop près. Pis encore ! Son couteau lui avait été dérobé. Et les sourires malsains, les regards chargés de concupiscence firent sens dans sa jeune caboche, la rage pulsa dans ses veines, elle cracha son venin acide d’une voix haineuse, siffla haut et fort quels immondice ils constituaient, quoiqu’elle fût bien vite privée de parole, bâillonnée malgré ses efforts, dans une lutte superficielle face à trois hommes dans la force de l’âge. La nausée la prit lorsqu’elle sentit leurs mains avides sur son corps juvénile, quand elle réalisa qu’elle ne pouvait rien y faire, que toutes ses tentatives de fuites seraient infructueuses. Malgré elle, la panique l’enlaça, son être tout entier se révolta de manière indigne et détestable, et ces larmes tracèrent des sillons sur ses joues sales. Une gamine, elle n’était rien qu’une gamine que le désespoir gagnait.

    « Lâchez-là. »

    L’ordre avait claqué, implacable.
    Caïn. Malgré son cœur qui battait la chamade, malgré la terreur assourdissante qui l’avait étreinte, Madison avait reconnu cette aura autoritaire et intimidante, cette présence écrasante et, pour la première fois, rassurante. Le soulagement prit le dessus de façon inexplicable, bien qu’il ne chassa pas la terreur qui l’habitait encore, il était bien jouissif de ressentir celle qui planait désormais autour de ses trois agresseurs, qui de toute évidence avaient contrarié le gourou.
    Madison croisa son regard. Elle en sut pas ce qu’il y lu, mais cela n’en restait pas moins un échange tacite saisissant, une sorte de promesse muette et intense. Celle de l’espoir d’un avenir.

    « Toi, petite, suis-moi. Liam, occupe-toi de ces trois-là. »

    Des ordres, que des ordres.
    Et Madison les acceptait volontiers, du moment qu’elle fuyait cette horreur. Si elle était intimidée, elle préférait encore affronter la source de son –ancien– mépris plutôt que de côtoyer ne serait-ce qu’une seconde de plus l’avilissante présence des futurs exécutés. Parce que oui, c’était une sentence que venait de formuler Nathan au jeune homme qui le suivait. Et nul doute qu’elle serait exécutée.

    Une vague odeur de festin pour ce soir ?

    « Rise up above it, high up above and see. »
    « Rends-toi utile. Veille. »
    « D’accord. »

    L’envers du décor.
    Reconnaissance.
    Madison découvrait un nouveau monde, la Horde sous un autre visage, plus humain, quoique toujours axé sur la survie. C’était Caïn, enfin, Nathan, qui changeait tout. Alors, oui, Madison veillait. Elle se sentait redevable et se découvrait un sens de gratitude à peine envisageable dans le dédale sombre des grottes. Elle découvrait une certaine affection, aussi, peu à peu. Une relation privilégiée mais délicate, une éducation à refaire, une protection mais aussi un poids conséquent sur les épaules de Madison.

    Veiller n’était pas aussi aisé que ce qu’elle pensait.
    Il lui fallut revoir ses méthodes de discrétions, notamment face à Liam, ou des individus plus dangereux. Après tout, Caïn ne pourrait pas toujours lui sauver la mise. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle elle décida de s’entraîner, de s’exercer au maniement du couteau, de développer sa musculature et son agilité. Tous les exercices étaient bon, dans l’exigüité suffocante des grottes, du moment qu’elle pouvait se défendre seule par la suite, sans avoir besoin de qui que ce soit pour mener sa vie. Elle avait une dette, elle comptait la rembourser, bien entendu. Quelques années plus tard, ce serait fait… Et Madison ne quitterait pas son guide pour autant. Non, elle resterait à ses côtés, liée par la volonté d'accomplir son devoir. N’était-ce pas tout ce qu’elle possédait, dans le fond ?

    « Pray your God, open your heart...»
    Fière et droite.
    La nouvelle Madison était née. Des mois d’entrainements… Des mois à veiller dans l’ombre. Et les années se sont écoulées, son intégrité auprès de Caïn n’était plus à prouver. Et désormais, elle était prête à affronter le monde extérieur et quitter enfin cet univers putride dans lequel elle avait grandi.
    Elle se tenait à l’entrée des grottes, la lumière tamisée de l’aube l’éblouissait. Juste devant elle, la silhouette de Nathan se découpait à contre jour. À quoi songeait-il ? La pensée s’estompa bien vite, tandis qu’il mesurait l’étendue des dégâts. Car la terre était dévastée, grise, meurtrie, jonchée des débris de l’humanité, gardant à jamais les cicatrices laissées par ce massacre sans nom.
    Il s’avéra bien vite que la Horde était, de toute évidence, pas la seule à avoir mis le nez dehors.

    « Plus besoin de s’entre dévorer. »

    Les paroles cruelles résonnaient encore dans la tête de Madison, alors qu’elle faisait face à son chef. Oui, plus de drame comme celui qu’elle avait vécu avec Ian et Erick. La Horde resterait Unie. Certains voyaient une forme d’abondance dans cet avenir. La jeune femme ne voyait qu’une immonde tuerie.
    Hors de question de lancer les négociations, n’est-ce pas ?

    Une main se posa sur son épaule.
    Elle leva les yeux.
    Caïn.

    « Je te suis. »

    Jusqu’à la mort ou dans les tréfonds des enfers, cela lui importait peu, sa reconnaissance ne disposait d’aucune limite à ce jour. Et le regard déterminé qui illumina son visage suffisait amplement à exprimer son sentiment.
    Oui, elle le ferait.


    « Whatever you do don't be afraid of the dark... »
    Non !
    Insectes méprisables qui se délectaient de leur confort pendant que la Horde luttait pour survivre ! Nantis répugnants, empestant la commodité, la prospérité, à côté des gueux croupissant dans leurs grottes ! La rage montait en Madison comme un feu bouillonnant, une colère insatiable qui la rendrait plus infâme encore. Voilà un moment qu’ils parcouraient les ruines de long en large. Voilà un moment qu’ils avaient élu domicile dans les parkings et tunnels, comme s’ils voulaient retourner dans les grottes. Oui, les survivants étaient brisés. Et là, depuis son perchoir parmi les bâtiments qui tenaient encore debout, Madison les voyait, arriver. Ils ne pouvaient pas s’en sortir comme ça, non.
    Ils avaient bien mis en place les enclos, traqués les individus qui n’appartenaient pas à la Horde, empalés chacun des crânes de leurs proies tuées pour délimiter leur territoire. Un élevage qui révulsait Madison, mais la décision ne venait pas d’elle après tout. Il fallait bien survivre, et elle ne voulait pas que cela se fît au détriment des membres de la Horde. La solution était d’une hypocrisie sans nom, une monstruosité. Et elle se mentait à elle-même. Elle prétendait aussi ne pas avoir pleuré.
    Elle rajusta ses mitaines de cuir épais, descendit dans l’espace étroit et poussiéreux, atterrit souplement au bas de l’escalier, s’enfonça dans les profondeurs du bâtiment pour rejoindre le passage qui menait au parking où elle avait élu domicile. Elle rencontra quelques-uns des siens. Ceux qui chassaient. Et à tous, elle leur faisait signe de la suivre. Enfin, quand elle eût réuni tout le monde autour de Caïn, elle expliqua ce qu’elle avait vu. Cela correspondait que trop aux rumeurs. Le fameux Abri.

    La discussion ne dura pas longtemps, la survie de la Horde en dépendait.
    Et Nathan ne pensait qu’à la Horde, sa stratégie était simple :

    « Allumez les feux. Encerclez-les. »

    Hochement de tête général.

    « Attendez le moment le plus propice pour les attaquer. Faites le plus de prisonniers possibles, et récupérez l’équipement. Ne laissez rien au hasard. La chasse est ouverte. »

    Madison, obéissante et déterminée, venait de donner ses propres instructions. Elle saisit quelques armes dont elle pourrait avoir besoin et prit la tête du groupe de façon naturelle. Dans les ruines, ils se mouvaient comme personne. Ils étaient comme des animaux dans leur jungle, maîtres de leur nouvel environnement, tandis que les habitants de la Vault avançaient de manière moins certaine.


    « Cover your eyes, the devil inside... »
    La confrontation ne fut pas aussi épique que l’avait espéré Madison. Elle pensait qu’après une rafle impressionnante comme ils s’apprêtaient à mener ce jour-là, elle n’aurait plus eût besoin de chasser. Mais non. Caïn laissa le groupe d’exploration partir, en échange du corps de l’un des leur, pour se nourrir. Mais il n’y avait pas de quoi nourrir toute la Horde ! L’élevage ne suffirait pas éternellement. Les hommes n’étaient pas des animaux utiles pour se nourrir. Leur gestation était longue de neuf mois, la progéniture grandissait lentement… Et Caïn laissait partir leur festin. Pourquoi ! Elle aurait put ne plus avoir besoin de traquer, plus besoin de tuer, juste un rôle secondaire de surveillance de leur troupeau vulgaire agrandi, la protection du chef, histoire de rappeler à Liam qui était la meilleure… Fallait-il craindre à ce point les représailles ?
    Non, Madison ne comprenait pas.

    Mais elle voulait continuer à croire.
    Elle voulait poursuivre sur la route qu’elle s’était tracée, suivre celui qui l’avait sauvée. Elle voulait cesser de douter, cesser de culpabiliser. Elle revoyait encore le corps étendu de l’habitant de l’Abri. Une simple balle, un simple tir. Et cet homme n’était plus.
    Cependant cela ne l’avait pas empêchée de le pleurer.

    C’était pour le bien de la Horde, c’était pour se nourrir, pour survivre !
    Cela ne changeait rien aux faits. Un homme de plus était mort. Et Madison ne pouvait plus prétendre quoi que ce soit. Malgré elle, elle se sentait oppressée par sa nature. Le monstre qu’elle devenait la dépassait, sa voie ne lui paraissait plus aussi juste qu’auparavant. Néanmoins, le moindre doute de sa part, et tout s’effondrerait. Son monde, sa meute, l’affection et l’admiration qu’elle portait à Caïn, la considération de ce dernier… Elle ne voulait pas perdre le peu de choses qu’elle possédait depuis son amitié avec Erick et Ian.
    Elle contempla longuement la nuit étoilée depuis le sommet d’un immeuble en ruine. Longuement, elle essaya de faire le vide dans sa tête, pour tenter de comprendre quelque chose au tumulte de ses sentiments. Rien à y faire. Elle voulait que la Horde continuât d’exister. Elle haïssait tout ce qui s’y opposait. Elle traquait comme personne, devenait le bourreau personnel de son chef. Elle inspirait crainte et respect, sortait un peu de sa condition misérable. Elle ne pouvait pas abandonner. Alors elle serait contradictoire, en désaccord avec elle-même, quoiqu’en harmonie avec ce à quoi elle tenait.

    Elle devrait simplement cacher sa faiblesse.
    Pour continuer.
    Encore.
    Tuer.


    « One night of the hunter,
    One day I'll get revenge,
    One night to remember,
    One day it'll all just end. »

    « Blessed by a bitch from a bastard's seed...»
    À nouveau sur son perchoir, Madison contemplait les étendues en ruines de la ville baignées dans la lueur de l’aube. De sa vue perçante, elle distinguait les la limite du territoire symbolisée par ces affreuses piques surmontées de têtes. Le vent charriait jusqu’à elle l’air poussiéreux aux relents acides. Un vent sec, qui laissait deviner peu de précipitations pendant un moment. Cela serait délicat concernant les maigres réserves dont ils disposaient, mais le temps était idéal pour la traque. Aucun risque qu’une averse ou une pluie torrentielle efface les traces, et le vent n’était pas assez fort pour les estomper.
    Dans les profondeurs de la vielle-morte, elle entendant les signes de l’éveil des membres de la Horde. La garde relevée, quelques paroles échangées qui lui parvenaient dans un murmure d’écho. Dans quelques minutes, elle quitterait l’étroite bande de béton sur laquelle elle était juchée en jouant de son habilité, puis se joindrait au reste du groupe. Partirait certainement pour ramener du « bétail », que ce soit en équipe ou en solo – cela dépendrait de Caïn.
    Elle s’armerait de regards durs et de sourires carnassiers, jouerait son rôle à la perfection, avec un certain même plaisir, même, pour donner un peu plus de profondeur au paradoxe sur patte qu’elle était. Car, oui la chasse elle ne connaissait que ça et rester inactive pendant trop longtemps la désespérait. Oui, encore, elle se plaisait dans le rôle de Madison, celui où elle était favorisée –quoi que moins désormais – par Caïn et où elle en faisait qu’à sa guise, où elle imposait crainte et respect. Un rôle qui le convenait, qui lui seyait comme personne, un rôle dont elle aurait fait sa personnalité s’il n’y avait eu un bémol.
    Madison ferma les yeux quelques instants, savoura la caresse de la brise sur son visage, avant de se redresser. La journée commençait.


    « Pleasure to meet you but prepare to bleed... »
    Nouvelle phase.
    Madison errait dans les corridors sombres de la downtown. Elle rôdait, elle menaçait, sifflait son arrogance, mettait au défi de la vaincre quiconque se dressait sur son chemin. Elle chassait beaucoup, ramenait de quoi remplir les enclos. Elle suivait les ordres de Caïn à la lettre, se perdait dans une existence sauvage et imprévisible. Si elle masquait ses doutes, ils ne disparaissaient pas, la rendant plus mauvaise encore, plus agressive. Elle provoquait, sans cesse, cherchait de quoi s’occuper, tournait en rond comme un fauve en cage et, à ses heures perdues, cherchait les fondements de son existence.
    Elle se plongeait dans la violence. Elle tuait, ignorait la façon dont elle se sentait perdue à chaque fois qu’elle ôtait la vie. Elle se repliait sur elle-même, dévouant son existence encore et toujours à Caïn, si bien que cela en devenait malsain. La folie, la démence grandissante en elle se faisait plus dévastatrice encore.

    Le Horde s’organisait toujours mieux.
    Ça et là, les différentes parties du camp prenaient formes, au fil des mois. Ici, c’était l’abattoir, ici, la cuisine. Ici, on stockait l’eau qu’on allait chercher chaque jour, là, les gens dormaient. Là encore, on avait l’habitude de se réunir pour manger. Et là, les chasseurs s’entraînaient, chacun entretenait sa santé, apprenait le maniement des armes. Madison faisait une série de tractions, tentait de chasser le tumulte de ses pensées. D’autres chasseurs, comme elle, s’entraînaient autour, comme souvent. Ils discutaient entre eux, elle se désintéressait de leurs conversations. Une journée de plus, rien d’exceptionnel dans ces faits. Néanmoins, jusqu’à ce qu’un chasseur eût le malheur de tenir les mauvais propos.

    « …tant qu’à choisir, je préfère chasser sous les ordres de Liam. »

    Madison se laissa tomber lestement, se rétablit parfaitement sur le sol bétonné, avant de se planter devant le crétin qui venait de commettre l’impair de son existence. Elle haussa un sourcil sarcastique :

    « Tu as le moindre problème à propos de mon commandement ? »

    Silence équivoque, n’est-ce pas ?
    Madison poursuivit :

    « Si cela t’emmerde à ce point de savoir qu’une femme est meilleure que toi, je te conseille d’aller en discuter avec Caïn. »

    Fierté blessée, l’homme répliqua sèchement :

    « Pour que tu sois encore privilégiée ? Pour qu’il te gâte comme une sale gamine et que tu viennes nous faire ce genre de scène après ? Sans façon ! »

    Un rictus menaçant se dessina sur les lèvres de Madison, un sourire carnassier naquît sur ses lèvres et cela n’était absolument pas de bon augure. Elle saisit violemment l’homme par le bras, sans crier garde et d’une pression au genou, l’obligea à s’agenouiller devant elle, appuyant de tout son poids sur le bras retourné. Ce n’était qu’un acte de soumission forcé et sournois, une façon d’asseoir son pouvoir, une démonstration de force pour mieux appuyer ses propos à venir. D’une voix grondante, elle persifla :

    « Que ce soit bien clair, connard. Ma place, je la mérite. Si tu veux que Liam la prenne, qu’il vienne la chercher. Mais qu’il n’aille pas pleurer si je lui mets une nouvelle raclée. Compris ? »

    Et comme le chasseur restait muet, espérant peut-être que ses camarades lui vinrent en aide – ce qu’ils ne firent pas, ils avaient encore un brin de jugeote, ceux-là – elle planta ses doigts dans à deux points sensibles de la nuque, et répéta, un peu plus fort :

    « Compris ? »
    « Oui. »

    Et satisfaite de ce couinement affligeant et ridicule, elle le lâcha enfin, avant de quitter les lieux d’un pas digne.


    « Skinned her alive, ripped her appart... »
    Kate Tully.
    Certainement le seul sujet sur lequel Liam et Madison s’entendaient, il fallait l’avouer. Cette chienne ! Elle voulait usurper le pouvoir, revenir en force, gérer la Horde de façon barbare, alors qu’il ne lui restait déjà que trop peu d’humanité. Si Madison ne l’avait que peu croisée, elle n’en restait pas une personne qu’elle haïssait de tout son être. Elle ne supportait pas sa manière de penser, et n’en respectait que plus Caïn par ailleurs. Elle trouvait le cannibalisme normal !
    Au moins, depuis qu’elle avait eût vent des rumeurs concernant cette vipère manipulatrice, Madison comprenait pourquoi Nathan n’avait pas massacré la petite unité de l’Abri lors de la première sortie. Elle s’était méprise à son sujet, s’en voulait pour cela. Il n’appréciait pas d’enfermer des congénères, de les élever comme du bétail pour s’en repaître, même si c’était nettement plus supportable que la vie qu’ils menaient dans les grottes auparavant.
    De même, elle saisissait vaguement qu’elle était bien mieux à traquer et à ramener les proies vivantes, tandis que Liam occupait le rôle de bourreau depuis plus souvent qu’elle. Mais aussi depuis plus longtemps. Oui, la haine qu’elle éprouvait pour Kate n’avait pas conduit Madison à agir bille-en-tête, mais l’avait assagit, aussi étonnant cela pouvait-il paraître. Elle était revenue à sa place, malgré son arrogance, malgré son statut. Elle avait compris que si elle était la meilleure, elle n’était pas infaillible, que la Horde était un ensemble qui devait fonctionner avec l’aide de chacun. Elle comprenait aussi combien son existence au sein de celle-ci lui était précieuse, et pas uniquement parce que Caïn la dirigeait.
    Alors, elle tuerait cette salope.
    Pour le bien de la Horde.

    « Honest to God I'll break your heart. »
    Aucun attachement autorisé.
    Seulement Caïn. Seulement sa fidélité, seulement la Horde, sa meute, sa seule foi, croyance sans fin, une raison de survivre, une raison de croupir dans ce monde pourri. Juste une dette, de la reconnaissance. La seule façon dont elle peut la montrer, la seule démonstration humaine qu’elle montrait, bien loin de ses faiblesses, c’est au contraire sa force. Jamais elle n’avait mis de mots sur ce sentiment qui l’animait, ce sens du devoir inouï quand on songeait au cynisme dont elle pouvait faire preuve, mais cela n’avait aucune importance, puisque l’on se souciait peu des paradoxes.
    Non, pour tous, Madison restait la Tueuse de Caïn.
    Qui s’intéressait aux motivations profondes ?

    « Tear you to pieces and rip you appart. »
    La piste fraîche, la poussière charriée par les vents capricieux.
    C’était là l’univers de Madison. La chasse, tuer, encore et encore, répandre le sang, capturer, mettre en enclos. Qui s’en prenait à la meute voyait sa tête sur une pique comme panneau de bienvenue parmi les ruines, avertissement barbares et indélicats, mais qui avait au moins le mérite de s’accorder à l’univers, et dont l’efficacité n’avait rien de nouveau, même au fil des millénaires. Ébranler les esprits, les intimider, arracher leurs âmes sensibles, pour mieux leur apprendre ce qu’était la menace de la morsure glaciale de la Faux qui guettait patiemment dans les Ténèbres. Exécution publique, massacres en bonne et due forme… Madison ne reculait devant rien, quels que soient les ordres.
    Elle se contentait seulement de disparaître l’instant d’après.


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MessageSujet: Re: Madison Paige « We are not brave if we don't bleed »   Lun 10 Mai - 19:40

|| Caractère & Description ||

    « Si Maître Corbeau sur son arbre perché voulait partager son fromage…
    Mais le corbeau radin n’a rien donné, rien lâché et le renard la faim au ventre lui a arraché. »

    Mais Madison n’a rien d’un renard.
    Elle est le loup qui chasse pour sa meute, fidèle au chef, louve dominante, elle inspire crainte et respect, ne conserve sa place que par la démonstration constante de sa force. Et le fromage, on s’en fout, qui en voudrait ? La chair du volatile est tellement plus goûteuse…

    Imaginez-là, un instant, dans un coin commun aux membres de la Horde, une soirée d’hiver où tous se serrent les uns contre les autres, emmitouflés dans leurs haillons autour de quelques braséros, là, dans ce qui reste d’un vieux parking de Los Angeles. Visualisez cet endroit sombre, au faible éclairage rougeoyant, les discussions feutrées emplissant l’atmosphère. Elle est là, à un mètre ou deux de Caïn, dans une posture faussement nonchalante. Enroulée dans une couverture jusqu’au menton, les pieds posés sur une table improvisée, à scruter le moindre mouvement suspect de ses yeux clairs, rendus brillants par la lumière tamisée des flammes. Elle veille. Oreille tendue, elle guette. Elle sait, tout simplement qu’un impair allait être commis, c’est l’instinct qui le lui souffle. Certains peuvent la considérer comme un bon chien de garde, elle s’en moque. Sécurité, asseoir son pouvoir, rappeler à tous qui commande ici.
    Le murmure lui parvient, un seul.
    Elle se lève. Elle ne fait pas dans l’élégance, personne ne le peut, sa peau nouvellement tannée par le soleil et ses journées passées à l’extérieur, ses vêtements encrassés de la sueur et de la poussière des chasses… Un pantalon moulant délavé, un simple haut sans manches et une veste en cuir éculée qui n’ont rien à voir avec la classe et la distinction que l’on attribuait autrefois au beau genre.
    Elle avance, marchant sur la table d’un pas impérieux, montrant bien ainsi qu’elle ne tolère aucun obstacle. Elle impose son silence, elle applique la loi de Caïn, elle est l’arme. C’est le respect, qui souffle faiblement. Tacitement, les membres de la Horde se reposent sur elle, la meilleure des chasseurs, celle qui pourrait les protéger en cas de danger, celle qui n’hésite pas à se lancer dans les missions les plus délicates, celle qui connaît le terrain mieux que quiconque et qui exécute. La Tueuse. Elle inspire aussi la crainte, celle qui rampe et qui enserre les entrailles des traîtres, des fugitifs, des comploteurs et des ennemis. La peur qui habite le cœur de ces faibles, ces parjures à la meute, à la Horde.

    Encore un pas. Un bond.
    Là, à sa ceinture, vous apercevez l’éclat de la lame brillante de son couteau favori, qu’elle ne se prive pas d’entretenir, une arme dont le manche lui est que trop familier, le métal qui a goûté que trop d’hémoglobine chargée d’adrénaline. Un couteau de chasse… Les armes blanches sont tellement plus utiles que tout ce qui nécessitait des munitions, dans le fond… Même si elle a son armement, bien planqué et sous bonne garde, pour les missions les plus difficiles, on ne dit pas non pour une petite arbalète, un neuf millimètre –dont les munitions étaient les plus aisées à trouver – un gros calibre où tout ce qu’elle a pu garder pour elle, à l’occasion. Seulement un couteau ? Là, dans la pochette à l’arrière de cette même pochette, des lames à lancer. Là, caché dans sa botte, un second couteau. Là, sous le large morceau de cuir qui couvre une partie de son avant bras droit, un stylet. Des aiguilles, dissimulées à divers endroits, tout ce qu’elle a pu trouver qui pourrait faire office d’arme. Tout ce qui importe, c’était qu’elle ne soit pas encombrée, et qu’elle puisse faire face à toute éventualité. Survivre ne consiste à se battre à la loyale, après tout.

    Un sourire cruel se dessine sur ses lèvres, suintant les menaces et l’arrogance, alors qu’elle se penche au dessus de l’homme qu’elle observe depuis un moment. C’est de la provocation, c’est aussi une mise en scène, qui vise à flatter son égo autant qu’à impressionner. Madison avait cet avantage : elle savait aussi bien se fier à son instinct et agir de façon totalement impulsive que calculer sournoisement chacune de ses actions, se considérant sur un échiquier géant. Son rôle ? La Reine, la plus efficace, la plus orgueilleuse, aux mouvements les plus larges, mais dont l’erreur pourrait être fatale. L’homme qui se lève pour lui faire face est imposant, enfin comme on peut l’être en cette époque où les bourrasques empoisonnées soufflent toujours leur haleine fétide sur Los Angeles. Disons qu’il a su se construire une musculature relativement imposante malgré le fait qu’ils aient tous souffert de la faim. Il semble être une force de la nature, forgé pour la survie, pour déchiqueter tout ce qui s’opposera à lui. Et en ce moment, la rumeur court que Caïn serait son objectif.
    Madison ne se base pas sur la force brute. Elle possède la musculature fine et nerveuse des êtres doués d’agilité. La vitesse est son atout, la précision aussi. Dextérité, souplesse, ce genre de choses qui entretenent chez elle un corps féminin.

    Lentement, Madison se pencha un peu plus, plongea sa main dans la poche intérieure de l’homme. Il ne bronche pas. Elle en sort quelques pilules avant de hausser un sourcil interrogatif.

    « Malade ? »

    L’homme hoche la tête, sans un mot. Mais Madison sait ce qu’elle a perçu plus tôt, et généralement, les individus qui souhaitent se rapprocher de Caïn n’étaient pas des saints. Son sourire s’accentue pour se faire carnassier :

    « Et bien, je te conseille d’avaler cela de suite. »

    Un ordre. C’est un ordre qu’elle lance, sans même jeter un coup d’œil au grand chef. Elle n’en a pas besoin. Elle n'admettrai pas d'esquive, d'entourloupe : on ne ment pas à la Tueuse, au sein de la Horde, où bien on signe son arrêt de mort. Et comme son vis-à-vis ne répond toujours pas, elle poursuit :

    « Tentative d’empoisonnement, hein ? »

    Elle laisse le silence se prolonger, sournois et vicieux, l’écho de ses paroles se répercutant encore contre les murs de la salle, glaçant d’effroi chacun des membres de la Horde présents. Elle passe aisément pour quelqu’un qui se délecte de son pouvoir, de sa position de bourreau. Mais en réalité, Mady ne fait que se préparer à la tâche qui l’attend, ou du moins, elle essaie de repousser au plus loin l’échéance. C’est alors que l’homme décide de frapper, non sans lâcher quelques insultes bien senties à l’égard de la jeune femme. Acte aussi stupide que d’avoir attiré l’attention de Madison de ses paroles basses et de son attitude stressée. D’un geste sec, elle dévie le coup, en se servant de la force de l’adversaire, l’entraîne dans sa chute, avant de l’immobiliser au sol. Elle se penche, approche ses lèvres de son oreille, susurre, douceâtre vipère, des paroles d’avertissements pour les crétins qui tenteront de s’en prendre à celui qui dirige la Horde et la préserve.

    Puis, elle s’empare de son couteau, attrape sa tignasse repoussante entre ses mains, la tire brutalement en arrière avant de lui trancher la gorge comme pour un vulgaire animal. Du sang. Aussi étrange cela peut-il paraître, l’image même de la violence ne passe que par l’écarlate voluptueux répandu sur le sol insane des bas-fonds.

    Elle se relève, oppressée par le remord, par l’humanité qui la ronge malgré elle. Elle quitte la pièce, de la même démarche impérieuse, parfaite actrice avant que le rideau ne retombe, mais aussitôt hors de la vue de tous, elle s’enfuit dans un coin reculé, se recroqueville dans la poussière, laisse les larmes qu’elle hait tant glisser sur ses joues, étouffée par l’horreur de ses actions. Elle fait tout pour s’endurcir, pourtant, se murant dans un cynisme sans pareil, se répétant qu’elle doit absolument tout à Caïn. Une carapace d’acier sur sa personnalité, une Madison Paige destructrice et orgueilleuse, qui crache son mépris et dissimule sa bonté.
    Sa faiblesse, cette putain de sensibilité dont elle ne veut pas. Car, si jamais quelqu’un venait à découvrir son ressentiment face à ses actions, elle subira alors le même sort que tous ceux qu’elle avait exécuté de ses mains. Car Caïn devrait faire appliquer sa loi… Or, si elle n’est pas à ses côtés pour le soutenir, rien n’empêcherait cette garce de Kate Tully de parvenir à ses fins…



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MessageSujet: Re: Madison Paige « We are not brave if we don't bleed »   Sam 15 Mai - 17:59

|| Relations ||


      Nathan “Caïn” Robinson ~ Feat Chritian Bale — Yes Sir !
      Caïn. Son sauveur auquel elle voue une reconnaissance éternelle, le seul qui mérite la place de chef parmi la Horde. Fidèle, Madison lui obéit sans broncher et l’aide à gérer la Horde du mieux qu’elle peut. Une relation de confiance, avant tout, une certaine affection aussi. Néanmoins, si jamais il venait à découvrir le doute qui habite le cœur de la Tueuse, l’hésitation à chacun de ses assassinats et les larmes qu’elle ne peut retenir… Il serait obligé de la condamner, comme tous ces individus dont elle avait été le bourreau, et causant par la même occasion sa propre perte.

      Leto Corino~ Feat Jensen Ackles — I'll get revenge.
      Corino… Elle allait le buter, nom d’un chien !
      Il l’a surprise, alors qu’elle chassait une proie en dehors de la ville, mais la laissée partir sans lui faire le moindre mal ni réclamer de faveur. Interloquée par cette attitude, elle l’a alors prise comme un affront. Son orgueil en avait déjà pris un sacré coup du fait qu’elle ne l’ait pas vu arrivé, trop captivée par sa proie : elle est la meilleure dans son métier, et lui qu’un rebut de l’Abri ! Sans oublier qu’il ne l’a pas tuée… De la pitié ? Avait-il la moindre idée de l’identité de Mady ? Elle n’en sait rien, mais n’apprécie pas tellement d’être sous-estimée. La solution pour rétablir son honneur est d’une simplicité enfantine, et pour une fois, elle ne voit pas pourquoi elle aurait le moindre remords. Et voilà Leto condamné à mort dans la petite tête de la jeune femme.

      Liam Corman~ Feat Cam Gigandet — Watch your back.
      Méfiance… Même si Madison ne l’avouera jamais, ce type est flippant. Un gouffre les sépare, puisqu’il n’est pas dérangé outre mesure par le fait de traquer des humains pour ensuite les enfermer dans les enclos. Il joue le rôle de chien de garde de Nathan, tandis que la Tueuse passe trop de temps à l’extérieur pour pouvoir garder constamment un œil sur son chef, bien que l’envie de ne lui manque pas. D’autant plus qu’elle a l’impression qu’il guette la moindre erreur de la part du leader, obligeant ce dernier à agir en tant que chef de la Horde. Au moindre faux pas, il n’hésiterait pas à s’occuper de lui.

      Sean Walker ~ Feat Joshua Jackson — You've looked after me.
      Si parfois, on voit Madison attendre, le regard fixé sur l'horizon, c'est qu'elle sait intuitivement que Sean va revenir. Dans ces moments là, elle se sent petite fille, celle qu'elle n'a pas eu vraiment le temps d'être. Son cœur s'emballe, elle se demande quel récit fantastique il va lui conter, quel trésor il va lui ramener, comme on déborde d'affection pour un oncle qui vous gâte. Elle se revoit encore à fouiller les ruines, apprendre les bases élémentaires de la survie, à examiner les pistes et explorer. Une existence fascinante qui aurait certainement due être la sienne si elle n'avait pas voué tant de fidélité à l'égard de Caïn. Oui, qu'elle aurait adorer s'éloigner de la horde des années durant avec celui qu'elle considère comme son oncle !


    Spoiler:
     


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MessageSujet: Re: Madison Paige « We are not brave if we don't bleed »   Sam 22 Mai - 14:12

Alors que dire si ce n'est "ouah" ? Bon ben en fait si j'ai d'autres trucs à dire... Il y a quelques petites fautes d'orthographe qui se sont glissé dans la fiche mais rien de bien grave si ce n'est par moment certains mots qui changent et rendent la phrase bizarre... comme un "entendait" qui devient "entendant" ce qui donne "elle entendant" mais les plus vifs auront vite fait la correction et pour les autres comment dire... prenez ça comme une sélection naturelle, si vous n'êtes pas capable de gérer ce type de petites erreurs et de les rectifier par vous même dans votre tête c'est peut être que Man Hunt risque d'être trop dur pour vous...

Sinon je dois bien avouer que je suis très client de ton style et de la manière dont tu as su donner la vie à ton personnage ainsi qu'aux autres, notamment Caïn qui se voit déjà incarné en partie dans ton histoire et ce de belle manière.

Donc je te valide avec un grand plaisir et vais te faire entrer dans le groupe des Cannibales que tu représente d'ores et déjà de la meilleure des manières.
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MessageSujet: Re: Madison Paige « We are not brave if we don't bleed »   Sam 22 Mai - 14:59

    Merci ^__^
    Contente que cela plaise ! x)
    *a rarement fait une présa' de cette envergure.*

    Je te corrigerai les fautes dès que possible !
    Là, je suis un peu overbookée ^^'
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MessageSujet: Re: Madison Paige « We are not brave if we don't bleed »   Sam 22 Mai - 15:59

Puisque tout a été dit, il ne me reste qu'à te souhaiter la Bienvenue et un bon jeu parmi nous.
Et...WOW, c'est une sacré fiche, j'aime beaucoup et en accord avec Leto on l'a passe en Post-it à titre d'exemple.
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MessageSujet: Re: Madison Paige « We are not brave if we don't bleed »   Dim 23 Mai - 1:05

Bienvenue par ici !

Oui en effet, très belle fiche ;)

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MessageSujet: Re: Madison Paige « We are not brave if we don't bleed »   Mar 25 Mai - 6:51

    Merci ♥️
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Tu t'sens comment? : viens me voir pour le savoir !
Relations : > mes patients
le reste est top secret.


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MessageSujet: Re: Madison Paige « We are not brave if we don't bleed »   Dim 19 Juin - 19:57

:wel:
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MessageSujet: Re: Madison Paige « We are not brave if we don't bleed »   

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Madison Paige « We are not brave if we don't bleed »

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