Man Hunt

Quand l'homme chasse l'homme...Votre instinct est votre seul salut!!
 
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 Taylor Knight

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MessageSujet: Taylor Knight   Sam 26 Juin - 19:55

Votre passeport




●●● Taylor Knight
feat Louis "B-Real" Freese
« C'est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort s'est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché. » -Rom 5:12



______*Montrez votre laisser-passer !!*


Votre niveau RP
[ ] TRES BON [ ] BON [ ] ASSEZ BON [X] NORMAL

Age : 33 ans.
Groupe : Nomade.
Occupation: Aucune pour l'instant. Disons survivant solitaire.
Caractère : Réfléchi, poète, religieux, sombre, sans pitié.
Ses faiblesses : DIl a la gâchette facile, ne l'emmerdez pas. En fait, il très est conscient de ses capacités à survivre. Il fait ce qu'il faut pour toujours avoir une porte de sortie en plus d'être toujours armé... Il est sûr de lui d'un côté, de l'autre il a une certain tendance à l'autodestruction. Ce qui ne peut le tuer de l'extérieur, protégé par son sniper et par sa foi, le ronge bel et bien de l'intérieur.
Particularité : En ces temps troublés, trouver un vrai croyant semble assez rare, non ?
|| Caractère & Description ||

    On va commencer par ce qui se voit en premier, soyons logiques. Latino-Américain, toujours le crâne bien rasé et le bouc bien taillé. Faire attention à soi, c'est primordial, je le répèterai jamais assez. Ça nous différencie de l'animal, je ne dis pas que c'est l'hygiène qui fait un homme, mais ça marque réellement la différence. Et puis, pas de cheveux, pas de poux. Très jeune, j'ai appris à me raser la la tête sans miroir. C'est pas simple mais ça s'apprend, en vérité, le miroir est un parasite. Tu as surement du remarquer les tatouages, aussi. Mon père, paix à son âme, disait souvent que la chair... Oui, la chair est paradoxalement la seule chose éternelle pour nous, les Hommes. Elle est le seul livre dont les pages ne peuvent brûler, la papier jaunir ou l'encre ternir. Elle porte l'histoire de nos vies. Tu comprends mieux la présence de tout ces symboles anciens, maintenant, n'est-ce pas ?

    Comme je transporte toutes mes possessions avec moi, je suppose que c'est le moment d'en parler aussi. Je porte des vieilles sécu, un jean usé et un pull large. J'ai souvent un bandana sur la tête. Une antique veste d'armée accompagne mes nuits les plus froides. En plus de mon grand sac où s'entassent mes provisions, quelques bouquins et des objets utiles, j'ai toute la panoplie d'une machine de guerre. On m'a enseigné la prévoyance et j'ai su l'utiliser pour mettre à profit les surprenantes ressources des terres désolées. Voilà comment ça se passe si tu viens et que tu n'est pas du genre pacifique. Je vais d'abord épauler cette petite merveille et mettre la croix de mon viseur sur ta tête. C'est un Barrett M95, un arme très rare que j'ai trouvée en pillant un bunker au nord. C'est assez dur de se procurer des balles, mais comme ça tire des obus qui servaient pour les mitrailleuses d'hélicoptères, quand en dénicher c'est le jackpot. Un des plus puissants fusils de précision jamais créés, c'est une relique de l'ancien temps que je garde en parfait état. J'ai gravé l'intégralité de la surface du corps avec le même genre d'arabesques que celles du revolver de mon Padre. Après des heures à user délicatement le métal, j'ai fait apparaître les mots "Far is the holy light" en lettres gothiques sur le corps. Il y a souvent un chapelet enroulé autour du canon, ça me porte chance. Je dois ma survie à ce fusil, pour rien au monde je ne m'en séparerai. Après si par miracle je t'ai manqué, je t'accueillerai avec l'Anaconda de papa. C'est une arme de famille qu'on se passe de père en fils depuis des générations. C'est mon arrière-grand-père qui l'a acheté à l'époque où Colt existait encore. La crosse en ébène est travaillée à l'image de la Sainte Vierge et un joaillier a écrit "Right Hand of God" du côté du canon. Après, j'ose espérer qu'on ne se disputera pas au point que j'en vienne à utiliser ma machette. Je l'ai forgée moi même.

    Mon caractère ? J'y viens. Et si je dois me décrire je vais commencer par dire une chose : je viens de loin. Ta Cité, c'est juste une étape de mon voyage, il a commencé il y a bien longtemps et, si Dieu le veut, continuera bien après. Je suis mon propre but et ni mon désespoir, ni l'enfer dehors ne me détourneront de ma mission. Je vois le doute dans ton regard. Depuis que je suis entré dans ce bar et que j'ai commencé à te raconter ma vie, tu me juges, moi le mec qui affiche le fait qu'il croit en un Dieu qui ne répond jamais aux suppliques. Ma mission, c'est pas le Tout-Puissant qui me l'a envoyée, c'est moi qui l'ai choisie. C'est moi qui ai choisi de défendre ce qui reste de savoir en ce monde, parce que c'est ça qui apportera le salut aux hommes. Pourquoi se tourner vers l'avenir ? Ni toi, ni moi n'en avons un. Le passé nous apporte ses clefs. C'est tout bête mais je cherche des livres. C'est ça ma mission. Je les lis et ensuite comme je ne peux pas tous les porter, je les donne en faisant promettre aux gens que je croise de ne pas les brûler. De toute manière personne n'en donne la moindre balle au troc. Je sais lire et écrire, et c'est précieux pour quelqu'un de la surface. J'essaye de mémoriser le plus de choses possible, ma soif de connaissances est peut-être même maladive... Pourtant, nous ne devons pas oublier d'où nous venons et pourquoi nos ancêtres nous ont bâti cet enfer. Nous devons leur pardonner, mais oublier, jamais. je distribue aussi des carnets où j'écris des choses, poèmes, quatrains, pensées... Je suis un Rode-rêve, je trouve le minerai de la pensée et je tente de le distribuer. Je hante les ruines du passé pour extraire ce qui plus tard deviendra l'Histoire, le point de vue de nos enfants.

    En attendant, je survis, en solo. Je poursuis mon but, j'utilise mes talents de tireur pour aider mes alliés et ma conscience pour prendre les bonnes décisions. Une ville construite autour d'un abri ? Peut-être détestent-ils les cannibales autant que moi... Peut-être peuvent-ils avoir besoin de moi. Mais plus que tout, peut-être ont-ils une bibliothèque... Qui sait, le Seigneur me donnerait enfin l'opportunité d'une escale ?

|| Histoire ||


    Ambiance 1

    Raconter mon histoire c'est raconter celle de ma famille. Je dois commencer par te parler d'un Sheperd's Vault. Le numéro 512, près de Frisco. Pardon, San Francisco, t'est pas de ce coin-là, c'est vrai. Je suis venu de là-bas à pied, au travers du désert. Ne me demande pas, là-bas c'est exactement la même chose qu'ici. Le mêmes ruines, les mêmes scories, les mêmes tarés. J'ai mis douze ans pour faire le voyage et je te le promet, il n'y a plus rien au sauver là-bas. Mais revenons au Vault 512. Mon grand-père Silas, fier descendant d'immigrés, était dans cet abri anti-nucléaire. On raconte que ses ancêtres n'avaient pas l'argent de payer leur place là-bas. Personne ne se souvient de ce qu'ils ont du faire pour rentrer, on sait juste qu'ils ont réussi. Les gens de l'abri étaient pour la plupart les enfants d'une même paroisse. Ils avaient eu leurs places en mutualisant leurs fonds via l'Eglise, ils acceptèrent mes ancêtres surtout par charité chrétienne. Ils n'appartenaient même pas à la classe moyenne et mon grand-père a passé sa vie à s'intégrer parmi eux, continuant l'œuvre de son père et du père de son père... Il entretenait la chapelle, nettoyait les sanitaires... Peu lui importait de faire les travaux pénibles des riches, il était vivant. L'abri lui a donné une femme, de dix ans plus jeune que lui, puis un fils. Il mourut de sa belle mort au creux de la terre, entouré par sa famille.

    Mon père, Carlo, eut un destin différent. Jeune, il fut remarqué par l'abbé du S.V.. Sa mère avait toujours tenu à qu'il devienne un homme cultivé, pour qu'il ne soit pas, lui, astreint aux basses œuvres du patriarche. L'abbé appréciait sincèrement le verbe et la pensée acérée de Carlo. Cependant, les temps avaient changé depuis l'époque du vieil abbé Christian si charitable. Le présent pontife en exercice, le père Allen, admit Carlo dans les ordres pour contenter quelques uns de ses proches qui voyaient d'un mauvais œil le métissage de leurs enfants avec le jeune Mexicain. Ainsi chacun y trouvait son compte, hypocrites ou non. Il prêcha longtemps pour l'abbé qui passait le plus clair de son temps en connivences politiques. Pendant cette période, les choses dans l'abri commencèrent à empirer. L'électronique du réacteur nucléaire faiblissait, les pannes commencèrent à se multiplier. Les stocks de matériel de réparation faiblissaient. L'inquiétude générale lui apporta de nombreuses brebis supplémentaires. Dont ma mère, Maggie Peterson. Elle était de bonne famille, mais tout l'abri était sous le coup de rationnement le temps que la panne de deux chambres froides. Il fallait attendre la prochaine récolte des fermes hydroponiques pour manger correctement et Dieu sait si la faim fait faire des choses stupides aux Hommes. En commençant par une relation platonique, Carlo et Maggie finirent par consommer leur amour. Carlo avait trahi ses vœux, au moment où les habitants avaient le plus besoin de lui. Maggie enceinte, leur secret finit par s'ébruiter. Il avaient le choix, partir ou servir de bouc émissaire. Personne ne pouvait empêcher la justice populaire compte-tenu du chaos dans l'abri, la faim et l'absence de lumière. Mon père prit quelques affaires, dont le pistolet de son grand-père, et sortit de l'abri. Il semble - d'après ce que j'ai apprit par la suite - qu'à l'époque, le directeur de l'Abri avait déjà autorisé l'ouverture de l'écrin. Par désespoir surement, Padre me racontait comment la situation s'était dégradée : comme un château de carte, une chute en entrainant immédiatement une autre... Personne n'avait rien vu venir, donc personne n'avait rien fait.

    Je n'ai jamais connu l'abri. J'ai vu le jour à la surface, dans une petite cabane un peu au sud des ruines de Frisco. Un coin que mes parents ont appelé White Beach, au bord de la mer. C'était un endroit isolé, une plage de cendres que les retombées ont créée, un très bel endroit au milieu des sables arides de la Californie. La vie à White Beach ne fut pas de tout repos mais elle restera toujours dans mon esprit associée à une idée de "bonne vie". La pêche sur le radeau avec mon père, les séances de lecture avec ma mère... Ils étaient des gens sages, ils m'ont protégé, m'ont d'abord enseigné la rigueur de l'esprit avant celle du corps et jamais je ne les remercierai assez pour ça. Mon prêtre de père avait eu sa foi mise à rude épreuve lors de l'exil hors du bunker anti-atomique. J'ai pris de nombreuses années pour comprendre que c'est moi qui lui a permis de continuer. Il m'a donné tout son savoir : ensemble nous avons appris à forger des hameçons, puis des objets plus gros. Il m'a transmis sa lecture des écritures et de toutes les autres écritures. A douze ans, il m'a appris à me battre, à chasser avec des pièges ou un fusil. A me battre, au couteau et à mains nues... Je me suis toujours demandé où il avait appris à survivre ainsi... Il n'y aura jamais de réponse. Je me souviens d'un soir au bord du feu. Ma mère couvait un mauvais rhume et nous faisions cuire des brochettes de rat.


    - Padre, Dieu a-t-il déjà réalisé une de tes prières ? lui demandais-je, inquiet pour ma génitrice.

    Il me lança un regard triste. Je suppose qu'il s'attendait à une interrogation de ce genre depuis quelques temps. Il prit quelques secondes pour réfléchir, les flammes léchant de leurs ombres ses yeux subitement vidés de substance.


    - Taylor... Dieu n'écoute pas les prières. Je le regardai avec insistance, tout ce qu'il m'avait enseigné n'était donc qu'une perte de temps ? Un mensonge ? Il continua. Dieu est le monde, il est en chaque chose, muet mais bien présent. Il n'aide pas plus les martyrs que les pauvres gens comme nous parce que la prière, mon fils, ce n'est pas un appel à un ailleurs. Tu pries pour retrouver Dieu dans ta propre vie dans ce qui t'entoure, trouver ses moyens et peut-être sa volonté. Tu ne perdra que ton temps si tu ne l'accueille pas en toi, si tu n'assumes pas une partie infime de sa grâce infinie.
    - Je ne comprend pas... Pourquoi alors le remercier avant chaque repas, pourquoi lui demander pardon pour nos fautes...
    - Parce que Dieu est le monde ou une partie du monde. Il est amour et espoir si tu l'acceptes et si tu choisis sa voie. S'il ne répond pas, c'est parce que nos prières n'ont pas de bonne réponse. Ne prie pas pour rien mon fils et n'incrimine pas Dieu de ta misère si ton besoin de justice à une réponse ici-bas.


    Je me refermai dans le silence, réfléchissant à ses paroles mystérieuses. Aujourd'hui encore je n'ai pas trouvé le sens exact qu'elles avaient pour lui. Bien qu'aujourd'hui j'ai mes propres réponses, je regrette les siennes. Cette fois-ci, ma mère s'en tira. Les années suivantes, alors que chaque jour je devenais plus fort, plus précis, plus cultivé - nous partions souvent pour Frisco chercher des livres intacts - mon père durcit son entrainement. Peut-être présageait-il une fin qui ne mit que trop d'années à venir. Il m'avait appris à ne jamais me satisfaire de ma condition. Il me disait "Ne crois pas que les terres désolées te laisseront de répit, être le meilleur ne garanti pas d'être en vie demain, bien au contraire." La force n'est qu'un prétexte à ne pas avoir d'ennemis même si, comme pour tout les autres prétextes, parfois ça ne suffit pas.

    Lorsque j'eus vingt-et-un ans, la santé de ma mère termina de se décatir peu à peu. Elle avait une pneumonie, les températures cet hiver tombèrent jusqu'à moins quinze et sans antibiotiques, elle allait mourir. Carlo et moi décidâmes de retourner au Vault, leur échanger nos poissons fumés les moins difformes contre des médicaments. Nos visages étaient sombres, lui aurait préféré ne jamais avoir à retourner vers eux. A la dernière dune, nous nous allongeâmes pour guetter l'entrée de l'abri. Une forteresse de planches et de tôle y tenait lieu. Des esclavagistes, des cannibales à la solde d'on ne sait quel seigneur de guerre avait nettoyé l'abri de tout ses occupants et avait bâti sa capitale de pacotille à cet endroit. Nous n'en revenions pas et sans avoir le temps de formuler la moindre conclusion, une patrouille nous surprit.

    Il a couvert ma retraite, une dune plus loin, ce fut à mon tour de couvrir la sienne. Il en avait eu un je crois et mon vieux fusil de chasse vida ses deux canons sur les deux restants. Mais ils avaient des chiens. Des saloperies de chiens-loups. Ils se sont jetés sur mon père, lui arrachant presque un bras sous mes yeux médusés et mon fusil déchargé. J'ai hurlé à la mort, je leur ai sauté dessus, machette à la main. Je ne voulais plus rien voir, plus entendre ses cris, ces aboiements... Je récoltai de belles morsures et lui s'en tira grièvement blessé. Je l'ai traîné, je l'ai aidé, j'ai pansé ses plaies de mon mieux et pourtant, il n'a pas tenu. Je voulais, plus que tout au monde, je voulais l'emmener mourir auprès de sa femme, auprès de ma mère. J'ai échoué, et malgré tout ce que mon père me dit avant de partir, je m'en voudrai toujours. Cette nuit-là, il me fit cadeau de son revolver, je quarante quatre dont je t'ai déjà parlé, tout taché de son sang.

    Je suis rentré en larmes en tirant le corps, ma fière mère sut contenir les siennes et me consola comme un jeune enfant. Pour la dernière fois de ma vie, car elle mourut la nuit suivante de l'infection, et avec elle, tout ce qui me restait de racines.


    Ambiance 2

    Tu me comprends maintenant quand je dis qu'il n'y a plus rien a sauver à Frisco. Après ce moment, le plus dur de ma vie, je me suis mit à enquêter sur les meurtriers de mon père, qui, comme moi en portaient la responsabilité. C'était des anthropophages, tu me crois si je te dis que quand je suis parti les espionner la seconde fois, j'ai retrouvé les cadavres des hommes que nous avions tué et que je les ai vu dépecés ? Et ces barbares rôdaient dans tout San Francisco. Alors je suis parti, vers le Sud en suivant la côte, espérant des nuits moins froides... Pour n'y trouver que le désert, l'épuisement, la soif... Papa m'avait appris à purifier l'eau de mer avec une casserole spéciale qu'on avait fabriqué, il m'avait appris les racines qui peuvent servir de nourriture. A la vérité, toute sa vie il n'a fait que me former à mon départ et à leur départ.

    Mais je n'avais plus de raison de vivre, si ce n'est la sagesse et le talent de le pouvoir. Un talent que lui m'a offert. Un héritage... Celui du savoir qui permet de vivre sans s'avilir. Et telle devint ma mission : rassembler et distribuer le plus de savoir possible. Et tel devient mon fardeau : refuser tout remord pour que cette quête aille le plus loin possible. La pitié s'évanouit complètement, elle quitta mon être. Mieux vaut vivre ainsi que survivre comme eux. L'Homme a des rêves, un imaginaire et des idéaux, je ne fais que les brasser, les mélanger et les répandre.

    J'ai progressé par sauts de puce, de villes en villages, le long de la côte ou plus à l'intérieur des terres. Trois mois par-ci, un an par là. J'ai survécu, c'est tout. J'ai rencontré pas mal de monde, des idéalistes désespérés aux soldats de fortune. J'en ai tué aussi et pas toujours pour les bonnes raisons. On vit avec nos erreurs, mais on vit quand même. Je pense que c'est ça l'important. Près de Santa Cruz dans le port, les militaires avaient fortifié quelques quais avant la chute des bombes. C'est là que j'ai trouvé mon fidèle fusil. Puis il y a eu Monterey, San Louis Obispo, Santa Barbara... J'ai continué ma quête de pages vers le Sud. Ça fait douze ans maintenant... Ça passe incroyablement vite. Et puis enfin, il y a un an, je suis arrivé à L.A..

    Je voulais arriver jusque là parce que, tu vois, mes ancêtres, c'est ici qu'ilssont arrivé aux États-Unis à l'époque. J'ai une planque miteuse à Downtown avec quelques réserves et deux ou trois autres endroits où je cache de la nourriture ou des munitions. Mon premier contact dans la région, ce fut votre Horde locale. Ils revenaient du nord-est et ils avaient un camion en état de marche. Je n'en avait jamais vu avant et je ne l'ai plus vu longtemps après avoir constaté qu'il était bourré de prisonniers. J'ai visé le réservoir du camion, je voulais créer le chaos, laisser au bétail le temps de s'enfuir. Ces négriers étaient trop nombreux, je n'aurais jamais pu tous les avoir, ni sauver tout le monde de toute manière. Le fioul a explosé, ça s'est passé comme prévu, des gens sont tombés de l'arrière... Par contre je n'ai pas eu le temps pour les cinq gardes qui marchaient à côté. Ils les ont rattrapés et abattus. Je m'en veux pas pour ça, pas mal sont morts brûlés, c'est cruel, mais préférable à la détention chez les autres. Je me suis tiré discrètement avant qu'ils ne me repèrent.

    Et puis quelques temps après votre abri s'est ouvert. J'ai épié votre ville, j'ai regardé comment vous vous développez et comment vous vous battez contre les cannibales. Peut-être qu'ici ça ne se passera pas comme à l'abri 512. Peut-être que le Seigneur m'offre une étape à saisir dans ma quête. Je suis fourbu et j'ai besoin de poser mon fardeau.



|| Relations ||


Aucun pour le moment, j'ai tout laissé derrière moi, je vous laisserai aussi quand le temps sera venu.


TEST RP


    (Tiré du forum Walhalla)

    "Je ne veux pas vous mettre en danger, Cesto" m'a-t-elle dit avant de partir. Pour rire, quelque chose ici dépasse l'ordre naturel de la jungle et seule elle ne l'aurais jamais vu à temps... Mais qui peut dire si nous avons encore le temps ? Nous sommes déjà en danger. Et nous le resteront tant que cette brume ne nous aura pas révélé son secret fétide. Ma main moite se resserre instinctivement sur la crosse de mon arme. Être la proie ne m'amuse pas. Toutes mes ressources intellectuelles sont alors tournées vers la conscience aigüe de mon environnement. Rien ne dois m'échapper, comme le trouble d'Aaricia. Fugace, instantané et incongru, son visage est celui d'une grotesque statue de cire la seconde avant celle où l'officier darde son automatique.

    Je commence à douter d'elle, ne sachant me positionner, ne sachant classer les priorités. Je l'ai remise sur pied, sans réellement penser à prévoir de recours si jamais elle devenait incontrôlable. Aurais-je sur-estimé sa détermination à retrouver son aimé ? J'ai ouvert une boîte de pseudo-Pandore, je n'ai plus qu'à assumer les conséquences. Si elle s'apprête à devenir dangereuse, ce sera elle ou moi, point. Espérons qu'elle ai la présence d'esprit de ne pas faire n'importe quoi au moment où ce sera elle et moi. Une goutte de sueur tombe sur le col de ma chemise kaki, cri silencieux de l'adrénaline qui réveille mes cellules grises. Allez, dé du destin, roule encore un peu... Roule encore pour moi.

    - Rien. Il n'y a rien à voir.

    Je suspend ma scrutation méthodique pour lui soutenir un regard grave. Cesto est absent, il ne reste que le "je" et sa folie canalisée et opérationnelle. Ça y est, un verrou saute, parmi les derniers : la sécurité de mon arme.

    - Mais sentez plutôt...

    L'odeur se détache maintenant plus nettement. Une odeur aigre, une décomposition rance et grouillante. Mais pas le fumet caractéristique des cadavres, non, quelque chose de plus marécageux, un relent de malaria et d'eau croupie. L'odeur du corps rongé par la maladie qui pue les tripes à l'air. Mais les tripes vivantes. Encore, encore la brume s'épaissit, alors que tout à l'heure on distinguait les ossements pathétiques de l'hélicoptère, maintenant tout n'est que lividité putride. Un hoquet de dégoût comprime mes poumons que je force à un rythme régulier. Je sens mon esprit se déconnecter une seconde, surpris par une remontée acide... Ce putain de gaz n'est vraiment pas naturel, dans ma vaste culture, aucune foutue plante ne dégage quoique ce soit de semblable, aucune saloperie à pattes ne peut...

    Cesto, ressaisit-toi !

    Je crois qu'un crapaud a crié. Sursaut de panique, léger mais nécessaire. Peu importe les réponses quand la survie prime. Ils, je ne sais pas qui, mais ils sont tout près. La vocalise basse et rauque reprend après d'interminables secondes. Je crois que c'est une voix. Une voix qui dit... "La main..." ? Les multiples échos des arbres empêchent toute localisation, a moins qu'ils ne soient tout autour de nous... Impossible à dire.

    La main... La main... Comme une psalmodie continue, inhumainement lente. Toujours rien, je ne vois rien, tout autour il n'y a plus que les ombres derrière les filaments arachnéens du nuage, plus rien si ce n'est ce talus et Aaricia. Je lui murmure, profitant de ce qui est peut-être les dernières secondes de calme avec elle :

    - Restez avec moi te tirez pas avant de les voir. Croyez-moi, on va le retrouver votre loup, même si ça s'avère plus difficile que prévu...

    Premier contact visuel, je m'arrête net. Une forme mouvante vient d'apparaître derrière une souche lointaine. Ni une, ni deux, j'épaule mon fusil dans cette direction. L'œil contre la lunette, je peux mieux détailler cette masse informe. Impossible de connaître la taille de cet... Humain mais sa corpulence semble importante. Un crâne rasé surmonte un corps boursoufflé à l'abdomen énorme. D'une bouche tordue s'écoule un mucus noirâtre sur un goitre difforme. Je me fous de ce que peux être cette chose qui traine un arme primitive vers nous, j'appuie sur la gâchette. La flèche le touche en plein cou, il s'effondre en quelques secondes. Je me tourne vivement vers l'Ase.

    - Derrière !

    Mais le temps de ce faire, un autre, un petit, c'est approché. Il est à quelques mètres, court vers moi les bras levés dans une position animale. Je tire, mais manque ma cible. Son visage déformé par un rictus est trop près... Je vois son crâne rasé, sa peau recouverte d'une sorte de peinture blanche, ses yeux malades injectés de sang, son front marqué par une sinistre raie verticale et goudronneuse, ses dents jaunies et limées en pointes... Il est trop près... Juste assez pour recevoir ma crosse en pleine face. Je l'écarte en lui assénant un bon coup de pied dans les côtes.

    Là-dessus, la mélopée continue : La main... La main... LA MAIN D'ÉBÈNE !... La main... Rythmée par les coups de feu bruyants de l'arme de l'officier. Je n'ai pas le temps de réagir qu'une autre de ses choses me saute sur le dos dans un rugissement barbare. Ma face se retrouve propulsée dans la boue. Je me débats vivement, mais qu'est-ce qu'il essaye de me faire ? Me mordre ? L'enfoiré écrase ma tempe contre une racine moite. Rassure-toi, connard, j'ai la tête dure. J'arrive à suffisamment me dégager de ses griffes sales pour attraper son collet maigre, couvert de chancres et de tumeurs. Et avec les carotides bien compressées, tu dis quoi, le zombie ? Il s'étouffe, juste une seconde le temps que je lui file un bon coup de poing dans le nez. Plus un deuxième, vu que le premier ne semble pas suffire.

    Cet arbre est un bon appui, je me relève en rampant dos au tronc, profitant de l'occasion de lui faire sentir mes semelles. Il semble inconscient, je me jette sur mon arme pour la récupérer. J'espère que le mécanisme n'a pas souffert de la boue, ce serait bien ma veine. En jetant des coups d'œils autour de moi, j'en reconnais un autre derrière moi. Lui n'aura pas le temps de venir qu'il attrapera un dard empoisonné en plein dans l'œil. Joli tir, me fais-je remarquer. Je me relève péniblement. Celui qui m'a plaqué au sol m'a salement griffé le dos, j'ai les bras en sang.

    Passer outre la douleur, passer outre la peur. Je ne me bats pas contre des monstres mais contre moi-même, contre mes propres limites. L'ennemi est toujours un miroir, on ne voit dans le blanc de ses yeux que notre propre faiblesse. Je me précipite vers ma comparse, le temps presse :

    - Aaricia, ça va ? Il faut rejoindre l'épave, c'est le lieu le plus sûr à proximité. On reste ici, on est morts.

    Je surveille les alentours d'œillades rapides. Essoufflé :

    - Il y en a encore, au moins, deux groupes... Je vous couvre.


Et toi? Qui es-tu?


    Votre pseudo et/ou prénom : Doc'
    Age : 20 ans.
    Présence moyenne sur le forum sur 7 jours: 1/7 pour écrire.
    Que pensez-vous du forum globalement? : J'attends de voir ce que vallent les joueurs, j'aime bien le contexte où il reste encore de nombreuses choses à développer.
    Comment l'avez vous connu ? : Top-Site, en plus c'est vrai.
    Que pensez-vous du design ? : Nice.
    Commentaires, Suggestions ?: Qui vivra verra.
    Avez vous lu & signé le règlement ? : Oui.


Dernière édition par Taylor Knight le Sam 26 Juin - 22:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Taylor Knight   Sam 26 Juin - 20:01

Bienvenue à toi !

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MessageSujet: Re: Taylor Knight   Sam 26 Juin - 21:39

Bienvenue Taylor, ravie de constater que tu t'es finalement inscrit.

Ton histoire, sans mauvais jeu de mots, est un régal. J'ai suivis agréablement ton parcours original et très intéressant, de voir en plus que tu as bien cerné l'univers que nous offrons. Mais, il y a un détail qui me chiffonne niveau date, quand tu parle de ton grand-père et le fait qu'il a pu se prendre une place dans le Vault. Le truc c'est que cela c'est passé il y a 200 ou 250 ans lorsque les premiers habitants s'y sont réfugiés, et je doute que chronologiquement parlant cela coïncide avec ton grand-père, si tu vois ce que je veux dire!!

Ca m'embête car ton histoire est très bien écrite, mais je vais devoir te demander de bien vouloir modifier ce passage pour que cela concorde avec notre époque.

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MessageSujet: Re: Taylor Knight   Sam 26 Juin - 22:35

Merde ! Je pensais que le contexte donnait une date aux alentours de 2090... Désolé pour ma mauvaise lecture, je rectifie ça tout de suite.

Et tant que j'ai une admin sous la main, je dois me classer Nomade ou Réfugié ?

EDIT : Déjà pour la politesse, merci à vous deux ! Et puis pour la matonne
Spoiler:
 
c'est bon j'ai modifié ça. C'est moins clair mais j'ai pas envie de me farcir dix générations de plus de chronologie.
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MessageSujet: Re: Taylor Knight   Sam 26 Juin - 23:10

Nan, c'est plutôt dans les 2250 ^^

Hum...je dirais Nomade, compte tenu du fait que tu voyage de ville en ville depuis des années, alors qu'un réfugié se contente de rester sur un point fixe pour y établir sa vie.

Dé nada :happy:

Ok c'est parfait pour moi, pour les 10 générations, je t'en demande pas tant lol!! ^^
Te voilà donc validé par mes soins...reste encore l'avis de Leto et Tony, si ces derniers ont quelque chose à ajouter, il te le feront savoir.

Il ne te reste plus qu'à rédiger des fiches de relation/ topics, réserver ton avatar, ainsi que remplir ton profil...

Bon jeu sur Man Hunt ; )
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MessageSujet: Re: Taylor Knight   Lun 28 Juin - 5:34

Alors tout d'abord bonjour et bienvenue à toi,
pour ce qui est de cette histoire de date il va falloir pour nous reprendre cette partie du contexte pour la rendre plus lisible et compréhensible, quand je vois la manière avec laquelle tu t'es approprié l'univers de Man Hunt je me dis qu'il n'est pas normale que tu n'ai pas compris la date à laquelle se déroulait l'intrigue, la raison est donc à chercher dans notre rédaction de cette partie... enfin merci à toi déjà pour avoir cristallisé ce soucis que nous allons donc essayer de régler. Pour ce qui est de ta fiche, je dois bien avouer qu'elle m'a beaucoup plu, pas tant au niveau de la rédaction et du style qu'à celui de la manière avec laquelle tu as appréhendé l'univers du jeu et te l'ai approprié. Donc je ne peux que suivre l'avis donné par Chiara et te souhaiter de nouveau la bienvenue parmi nous en espérant que tu t'y plaise et y trouve ton compte.

Surtout si tu as la moindre question n'hésite pas à venir me voir je devrai être en mesure d'y répondre.
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Tu t'sens comment? : Focused on

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MessageSujet: Re: Taylor Knight   Lun 28 Juin - 11:46

Bienvenue parmi nous !
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MessageSujet: Re: Taylor Knight   Mar 29 Juin - 23:23

Merci à vous deux pour vos réponses.

Tony, il suffirait d'une seule date formelle à un seul endroit du contexte, globalement je te rassure à se laisse suivre. Heureux que tu remarque l'effort d'intégration (newbie modèle ? :XD: ).

Continuons comme ça, p't-et' ben qu'ce forum a d'l'avenir !
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MessageSujet: Re: Taylor Knight   

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Taylor Knight

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